A fiera di u casgiu de Venaco : "les premières années, on dormait sur le champ de foire"

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Écrit par A.Altimare

A Fiera di u casgiu s'est terminée dimanche 1er mai à Venaco. Plusieurs milliers de visiteurs sont venus découvrir la centaine d'exposants rassemblée sur le champ de foire. Quatre bénévoles de l'association racontent les premières années de l'événement.

En 1996, lorsque le comité des fêtes de Venaco se réunit, les habitants ont une sérieuse idée en tête : faire quelque chose pour le village. Un événement leur tient particulièrement à cœur : relancer la foire de la Saint-Michel, le 29 septembre.

"C'était la foire traditionnelle de Venaco. On a réuni les bergers des environs et ils nous ont conseillé de faire une foire en mai, la période où la production est au plus haut. On a donc décidé de programmer cette foire en mai et non plus en septembre", détaille Lorette Marchioni, présidente de la foire.

Ainsi, depuis 1996, a fiera di u casgiu se tient toujours le premier week-end du mois de mai. "Le temps est toujours incertain à cette période. Et parfois, il nous arrive des petites anecdotes rigolotes. En 2019, on a eu les quatre saisons en un week-end. Le samedi, il faisait un temps magnifique et le lendemain le col de Vizzavona était fermé par la neige", rit Fabienne bénévole à la foire depuis 1999.

"On commence à organiser la foire dès septembre"

Pour Judith, bénévole depuis le lancement de la foire, les premières éditions lui restent particulièrement en mémoire. "Les bergers, les bénévoles, tout le monde restait dormir sur le champ de foire pour surveiller. À l'époque, on n'avait pas de vigiles", livre-t-elle.

Si la manifestation a commencé avec un petit chapiteau, elle s'est agrandie au fur et à mesure des années. Elle compte désormais deux grands chapiteaux ou une centaine d'exposants proposent leurs produits, ainsi que des stands proposant de la nourriture en extérieur. "On commence à organiser la foire dès le mois de septembre. On reçoit des appels pour les formulaires d'inscription, on essaye de satisfaire tout le monde. Les seuls que l'on refuse, c'est ceux qui ne répondent pas au cahier des charges", reprend Lorette Marchioni.

Une soixantaine de bénévoles

Pour cette 25e édition, la première après deux années annulées suite à l'épidémie de Covid, près de 2.000 entrées ont été enregistrées pour la première journée. "Je pense qu'on devrait faire le même chiffre aujourd'hui… Enfin, tout dépendra du temps… Les gens viennent de toute la Corse et on sent qu'ils étaient en attente. On est très fiers", sourit Lorette Marchioni.

En tout, une soixantaine de bénévoles s'activent sur le champ de foire entre l'accueil, la nursery, la buvette ou encore les stands de nourriture. "Au début, on était une centaine, mais là, on voit que la relève est assurée. Il y a de plus en plus de jeunes qui s'investissent. Je dirais qu'il y a un véritable échange entre les artisans et nous. Puisque sans les bénévoles, il n'y a pas de foire, et sans les artisans il n'y a pas de foire non plus", estime Fabienne.

Dans quelques heures, Lorette, Judith et Fabienne fermeront l'entrée au champ de foire. Elles rangeront leur veste beige de bénévole au placard pour quelques mois, avant de la ressortir, en septembre pour l'organisation de la 26e édition.