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Affaire Reims Bastia : deux supporters du SCB mis en examen et écroués

Affaire Reims Bastia : deux supporters du SCB mis en examen et écroués
Intervenants : Maître Jean-Sébastien de Casalta, avocat d’Adrien Matarise // Maître Florence Battesti, avocate de Julien Muselli - Fabien Fougère, Erwann Scheix, Patrick Vella

Parmi les supporters proches de Bastia 1905 qui se sont rendus au commissariat de leur propre initiative lundi, un a été relâché, deux ont été mis en examen et écroués à Borgo, Adrien Matarise et Julien Muselli.

Par France 3 Corse ViaStella

Deux supporters du SCB ont été mis en examen et placés en détention provisoire à la prison de Borgo mardi. Il s'agit d'Adrien Matarise et Julien Muselli.

Adrien Matarise a été mis en examen pour association de malfaiteurs, confection, détention et transports d’explosifs. Sa famille compt faire appel de sa détention. Les chefs d'inculpation ne sont pas encore connus concernant Julien Muselli.

Lundi, les jeunes hommes s’étaient rendus au commissariat de leur propre initiative, en compagnie d'un autre supporter, relâché mardi matin. La justice recherchait les trois hommes depuis plusieurs jours mais eux assurent ne pas en avoir eu connaissance.

La justice cherche à déterminer si ces hommes ont pu détenir, stocker ou transporter des charges explosives découvertes près de la préfecture de Bastia le 20 février 2016, en marge d'une manifestation de soutien à Maxime Beux, grièvement blessé à Reims une semaine plus tôt, à l'occasion d'un match entre Reims et Bastia.

Autres mises en examen

Maxime Beux et Ghjilormu Garelli ont été mis en examen la semaine dernière pour association de malfaiteurs en vue de commettre un acte violent et placés sous contrôle judiciaire, avec "interdiction de quitter la Corse, de se rendre au stade, de participer à des réunions du club de supporters Bastia 1905, et d’avoir des contacts avec les autres personnes recherchées dans le cadre de cette affaire".


Selon la justice, des traces ADN ont été retrouvées dans un sac et sur une cagoule avec des sacs contenant des charges explosives à proximité de la préfecture de Bastia, à l'issue de la manifestation du 20 février.
Une thèse que réfutent les avocats des deux hommes mis en examen dans un communiqué.

Le 20 février, plusieurs milliers de personnes avaient défilé pour soutenir Maxime Beux.

La manifestation -placée sous haute surveillance en raison de nombreux incidents durant la semaine précédente- s'était finalement déroulée dans le calme, mais peu avant son départ, la préfecture avait annoncé que des policiers avaient découvert près de la préfecture des engins explosifs "dangereux pour les personnes".

Mercredi soir, le procureur de Bastia a précisé que "deux pains de Nitram de 500 grammes chacun, reliés à une mèche lente, ainsi que 10 grenades artisanales confectionnées à partir de boules de pétanques évidées remplies d'explosifs et reliées à un dispositif de mise à feu" avaient été alors découverts.

Selon le procureur, les deux pains étaient en mesure de faire exploser un semi-remorque. Quant aux dix grenades, elles auraient pu être "létales à 10 m de distance", a-t-il indiqué. Des cagoules, des masques, des combinaisons et des lunettes de protection avaient aussi été découverts aux abords de la préfecture.

Les investigations portent sur le fait de savoir si les personnes en garde à vue ont pu "manipuler, stocker ou fabriquer ces engins", a expliqué le procureur.

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