Assassinat d’Yvan Colonna : pour le Parquet national antiterroriste, aucune preuve de l'effacement de données sensibles

Publié le Mis à jour le

Selon une information de France Info, le Parquet national antiterroriste a démenti l’effacement d’un signalement d’une surveillante de prison sur un logiciel réservé à l’administration pénitentiaire. Une hypothèse soulevée par le président de la commission d’enquête parlementaire.

Il n’y a aucune preuve que des données sensibles quant à l’agression d’Yvan Colonna au sein de la centrale d’Arles le 2 mars 2022 ont été effacées. C’est ce que soutient le parquet national antiterroriste (Pnat), ce mercredi 22 mars, selon une information de France Info.

Cette hypothèse a été formulée, une semaine plus tôt, par le président de la commission d’enquête parlementaire, Jean-Félix Acquaviva, lors d’une conférence de presse. Ce dernier a notamment pointé du doigt l’absence d’une alerte répertoriée par un agent pénitentiaire dans un logiciel réservé aux détenus particulièrement signalés.

« Je vais le tuer »

Selon les propos de l'élu, une surveillante aurait entendu un groupe de trois détenus, dont le principal suspect, Franck Elong Abé, prononcer : « Je vais le tuer ». « Nous avons les plus grandes interrogations et les plus grands doutes (...) quant à la possible tentative d'effacement de ces données », avait déclaré Jean-Félix Acquaviva.

« Dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle, les investigations portent notamment sur les observations des surveillants pénitentiaires avant, pendant et après les faits, indiquent les magistrats du Parquet national antiterroriste dans un communiqué transmis à France Info. Il n'est pas indiqué que le signalement sur ces propos menaçants aurait été intégré dans le logiciel et donc, par la suite, supprimé. »

Violemment agressé le 2 mars 2022, Yvan Colonna, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998, est mort des suites de ses blessures le 21 mars 2022. En parallèle des investigations judiciaires, une commission d’enquête parlementaire a été ouverte en janvier dernier. Depuis, 25 auditions ont été menées par les parlementaires.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité