Attaque au couteau à Nice : la classe politique corse dit son émotion 

Ce jeudi, Nice a été frappée par une attaque au couteau qui a fait trois morts dont deux dans une église du centre-ville. La classe politique corse exprime son émotion et son soutien sur les réseaux sociaux. 

Ce jeudi, à Nice, une attaque au couteau a fait trois morts.
Ce jeudi, à Nice, une attaque au couteau a fait trois morts. © Valery Hache / AFP
Trois personnes ont été tuées, jeudi, en plein cœurs de Nice lors d'une attaque au couteau dont l'auteur a été interpellé. 

Deux personnes, un homme et une femme, ont été tuées dans l'église Notre-Dame, situé dans le centre de cette ville de la Côte d'Azur, une troisième grièvement blessée, a réussi à fuir vers un bar, mais est également décédée, selon des sources policières.

Le parquet national antiterroriste a annoncé s'être saisi de l'enquête. Cette dernière a été ouverte pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Elle a été confiée à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Emmanuel Macron doit se rendre sur place dans la journée. 

Demande de sécurisation renforcée des lieux de culte si nécessaire

En Corse, cette attaque a suscité l'émotion au sein de la classe politique, notamment. De nombreux élus ont réagi sur les réseaux sociaux. 

Gilles Simeoni, écrit dans un tweet : "Tristesse, dégoût et colère. Solidarité avec les victimes, leurs familles, la ville de Nice, ses habitants et ses élus, avec lesquels la Corse a tant de liens étroits."

Le président du conseil exécutif de Corse précise également avoir contacté le préfet de Corse pour demander que des mesures de renforcement de la sécurisation des lieux de culte et lieux publics soient prises si nécessaires.  Le député de la 2nd circonscription de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva qualifie cette attaque de "nouvel attentat abject certainement lié au fondamentalisme et à l'islam radical." Il fait part de sa "compassion" et de son "soutien total" aux familles de victimes, à la population et aux élus concernés.  Le chef de file du parti politique Core in Fronte, Paul-Félix Benedetti, exprime quant à lui "[s]a compassion et ma solidarité aux familles des victimes, ainsi qu'à tous les chrétiens une nouvelle fois attaqués."

"Soutien aux Niçois déjà lourdement endeuillés en 2016"

Le maire d'Ajaccio, Laurent Marcangeli, assure son "soutien à Christian Estrosi [maire de Nice ndlr.] et aux Niçois déjà lourdement endeuillés en 2016." Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio, écrit : "J'exprime ma solidarité et mon soutien envers les victimes et leurs familles. Soutien au maire de la Ville, aux élus, ainsi qu'à la population niçoise, endeuillés une nouvelle fois à cause du terrorisme islamiste."

En Corse, les lieux de culte musulmans fermés en signe de soutien

Quelques heures après l'attaque, le conseil régional du culte musulman (CRCM) de Corse a annoncé la fermeture de tous les lieux de culte musulmans de l'île en signe de soutien. 

"Nous condamnons cet acte, et tous les actes terroristes perpétrés au nom de l'Islam ces dernières années, avec la plus grande fermeté. Nous sommes deux fois peinés, d'une part en tant que Français et Républicains et d'autre part en tant que musulmans", déclare Miloud Mesghati, président du CRCM de Corse. 

Nice a déjà été frappée par un attentat le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais qui avait fait 86 morts. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, avait fauché au volant d'un camion de location enfants, familles nombreuses et touristes étrangers, en 4 minutes, avant d'être abattu par les forces de l'ordre.

 
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