Déconfinement en Corse : « Aucune chaîne de transmission n’est identifiée pour l’instant » assure l’ARS

L'agence régionale de santé de Corse a dévoilé son plan de "contact tracing". / © JCC
L'agence régionale de santé de Corse a dévoilé son plan de "contact tracing". / © JCC

En Corse, le plan de déconfinement réside en trois mots : tester, tracer, isoler. Ce mardi 19 mai, l’agence régionale de santé a précisé son plan de « contact-tracing ». Ce dernier vise à identifier les personnes ayant été en contact avec des personnes infectées par le coronavirus. 

Par A.A.

Être prêts lorsque de nouveaux cas de coronavirus apparaîtront. En Corse, l’agence régionale de santé continue à détailler son plan sanitaire de déconfinement. 

Ainsi, mardi, l’institution a dévoilé son circuit de contact-tracing. « Nous sommes prêts à mettre en place ce dispositif », a assuré Marie-Hélène Lecenne, directrice générale de l’ARS de Corse. Ce circuit est composé de trois niveaux. 
  • Niveau 1 : les médecins de ville et les établissements de santé. Toute personne présentant des symptômes évocateurs du Covid-19 sont invitées à se tourner vers leur médecin. Ce dernier, aura la charge de leur prescrire un test RT-PCR et d’indiquer le placement en isolement du patient en attendant le résultat. Le médecin a la charge d’identifier les personnes contact au sein du foyer du patient infecté. 
  •  Niveau 2 : les brigades de l’assurance-maladie. Leur rôle est de prendre contact avec les personnes identifiées par le niveau 1, leur signifier les consignes de quarantaine, leur demander de passer un test et leur indiquer les conduites à tenir. Si des « contacts » sont décelés en dehors du foyer, un test est prescrit 7 jours après l’identification. S’il revient positif, un nouveau « contact tracing » est mis en place. « Elles sont opérationnelles depuis mercredi dernier [13 mai] », assure Marie-Hélène Lecenne. 
  • Niveau 3 : l’ARS. En cas de découverte de chaînes de transmission, de cluster, ou de personnes ayant de nombreux contacts lors, par exemple, d’un rassemblement le travail d’enquête se fait par l’ARS. 
Une semaine après le début de la sortie progressive du confinement, la situation semble rassurante. « On a quelques cas isolés avec quelques cas contacts. Mais nous ne sommes pas sur l’identification d’une chaîne de transmission », explique la directrice générale de l’ARS de Corse. Au niveau national, sur la même période, 25 clusters ont été identifiés notamment en Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes ou encore en Occitanie. 

 
 

Tester, tracer, isoler

Le dispositif de « contact tracing » fait partie du plan de sortie progressive du confinement mis en place par le gouvernement. Il réside en trois mots : tester, tracer, isoler. 

Si l’épidémie semble s’atténuer en Corse, il ne faut pas relâcher la vigilance pour autant. « Le retour d’une seconde vague est crédible et possible », a alerté le préfet de Corse, Franck Robine, lors de la présentation de plan sanitaire le 5 mai dernier. 
 

Capacité de 1.000 tests quotidiens

Tous les laboratoires insulaires sont mobilisés. Actuellement, la capacité de tests de l’île est de 1.000 par jour. « Mais nous pouvons augmenter ce nombre », affirme Marie-Hélène Lecenne. 

Elle précise que seuls les tests RT-PCR permettent de faire un diagnostic et non les tests sérologiques. 

Depuis le début de l'épidémie, selon le bilan de l'ARS du 19 mai, la Corse a enregistré 72 décès et compte 676 cas confirmés

 

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