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Ajaccio : les maraudes de la Croix-Rouge sont aussi très importantes l’été

© Jean-André Marchiani/FTVIASTELLA
© Jean-André Marchiani/FTVIASTELLA

L’été est une saison de plomb pour les sans-abris. Car c'est au cœur des périodes de canicule que la vulnérabilité est la plus forte. Les bénévoles de la Croix-Rouge sont vigilants, cinq soirs par semaine, ils leur apportent nourriture, et surtout un lien social. 
 

Par France 3 Corse ViaStella

À 19 heures ce soir-là, Marie-France, référente de la Croix-Rouge ajaccienne, briefe une dernière fois ses équipes avant le début de la maraude. L'été, les bénévoles sont à peine une dizaine contre 40 en hiver.

Pourtant, contre toute attente, c'est bien en cette période de canicule que les sans-abris ont le plus besoin d'attention. « La période chaude est pire pour les gens qui sont dans la rue. On s’inquiète quand il fait froid, mais les déshydratations se passent en plein été. Et ces gens-là n’ont pas assez d’endroits de fraîcheur pour se réfugier », souligne Marie-France Andreotti, référente Croix-Rouge Ajaccio. 

La maraude vient tout juste de débuter que le téléphone sonne déjà. « Viens quand tu as vraiment ce qu’il faut, parce qu’on n’a pas mangé depuis deux jours donc on a besoin de manger », explique un sans-abri. Des appels comme celui-ci le Samu social en reçoit en moyenne une dizaine chaque soir.

 
Ajaccio : les maraudes de la Croix-Rouge sont aussi très importantes l’été
Intervenants - Marie-France Andreotti, Référente Croix Rouge-Ajaccio ; Jean-Laurent ; Cyril ; Henri, Bénévole de la Croix rouge. Equipe - Stella Rossi, Jean-André Marchiani ; Rosanne Morere


Mais avant de pouvoir aller au contact des bénéficiaires, les bénévoles doivent faire le tour des boulangeries afin de récupérer nourriture et boissons fraîches.
 

« Ce n’est pas avec 400 euros qu’on peut survivre » 


La nuit est tombée, et dans la rue la misère montre son visage. Jean-Laurent n'a pas assez de revenus pour se loger, alors il a élu domicile dans sa voiture. Pour le retraité, l'aide de la Croix-Rouge est une nécessité. « Heureusement qu’on a ça. Parce que si on n’a pas ça, on ne sait pas comment on s’en sort. Ce n'est pas avec 400 euros qu’on peut s’en sortir », livre Jean-Laurent. 

Cyril, lui, n’a même pas 30 ans. Il tente de survivre depuis deux ans. « On essaye de se dépanner à droite, à gauche, mais c’est un peu dur. Heureusement qu’ils sont vraiment là », témoigne-t-il. Une détresse à laquelle Henri, bénévole depuis quelques mois ne s’attendait pas. « Je connaissais Ajaccio la journée. On en voit un petit peu la journée, pour moi, il y en a beaucoup. Il n’y en a pas comme sur le continent, mais il y en a quand même pas mal », estime-t-il. 

Il est presque 23 heures, pour la Croix-Rouge la soirée est loin d'être terminée.



 

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