Corse : ouverture d'une information judiciaire contre X à la suite du naufrage du Be Bop

Deux personnes sont mortes, dans la nuit du 25 au 26 septembre, dans le naufrage du voilier à Pietrosella (Corse-du-Sud). Le parquet d'Ajaccio ouvre une information judiciaire contre X pour homicide involontaire, blessures involontaires, et mise en danger de la vie d'autrui. 

26/09/2020. Des débris témoignent du violent naufrage d'un voilier dans la baie d'Ajaccio.
26/09/2020. Des débris témoignent du violent naufrage d'un voilier dans la baie d'Ajaccio. © FTV
Dans quelles circonstances le voilier Be Bop s'est-il échoué en mer, causant la mort de deux hommes dans la nuit du 25 au 26 septembre ? 

Le 28 septembre, quelques jours après le drame, Dominique Debuyser avait porté plainte contre X pour non assistance à personnes en péril. 

Trois semaines après les faits, le parquet d'Ajaccio ouvre une information judiciaire contre X pour homicide involontaire, blessures involontaires, et mise en danger de la vie d'autrui.

L'enquête a été confiée à la gendarmerie maritime. 

Deux morts et une rescapée

Seule rescapée du naufrage, Dominique Debuyer affirme avoir joint par téléphone les ports de Charles-Ornano et Tino-Rossi à Ajaccio pour que le voilier soit accueilli, alors que la tempête se profilait à l'horizon. Selon ses dires, ce coup de téléphone aurait été passé le jeudi 24 septembre, la veille de la tempête, puis une nouvelle fois le lendemain matin.

Son interlocuteur aurait refusé l'accès aux trois vacanciers.

Le bateau de 11 mètres avait mouillé dans la crique de Pietrosella. Pendant la nuit, le mouillage s'était rompu, et avait heurté les hauts-fonds en arrivant en vue de Porticcio.

Dominique Debuyser avait réussi à regagner la plage à la nage. Le lendemain matin, on retrouvait les corps des deux autres occupants du bateau..
L'hôtel du Maquis, où la naufragée a trouvé refuge
L'hôtel du Maquis, où la naufragée a trouvé refuge © FTV

 "Je me suis mise à pleurer" 

Dans une interview accordée à Corse Matin, Dominique Debuyser avait mis en cause la responsabilité de l'un des deux ports d'Ajaccio, sans préciser lequel : "J'ai parlé à quelqu'un dès 8h (vendredi, ndlr) qui m'a dit qu'il n'y avait plus de place (...). Je me suis mise à pleurer avec la personne au téléphone en lui disant qu'elle ne pouvait pas nous laisser en mer avec le coup de vent qui s'annonçait, mais elle n'a rien voulu savoir."

Joints par téléphone, quelques jours après les faits, les directeurs des ports Tino Rossi et Charles Ornano avaient assuré pour leur part n'avoir refusé aucune assistance à des navires en détresse. 

Toutes les places étaient occupées, la tempête ayant été annoncée une semaine à l'avance. 

L'enquête devra déterminer les responsabilités dans ce naufrage aux tragiques conséquences. 
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