Environnement : l’association SeaPlastics, qui étudie les micro-plastiques en Méditerranée, en escale à Ajaccio 

Depuis plus de trois mois, l'association arpente les mers pour récolter les micro-plastiques. / © SeaPlastics
Depuis plus de trois mois, l'association arpente les mers pour récolter les micro-plastiques. / © SeaPlastics

Le SeaPlastics était en escale à Ajaccio, dimanche 21 juillet. Depuis plus de trois mois, l'association arpente les mers pour récolter les micro-plastiques. C'est en Corse que les derniers prélèvements ont été réalisés.

Par France 3 Corse ViaStella

Récolter les micro-plastiques, les échantillonner et étudier leur provenance. Voici la mission des bénévoles de l’association SeaPlastics en escale à Ajaccio le dimanche 21 juillet. 
 
L’association SeaPlastics, qui étudie les micro-plastiques en Méditerranée, en escale à Ajaccio 
Intervenants - Quiterie CHAPERON, Trésorière - bénévole de SeaPlastics ; Frédéric RONTEIX, Président - bénévole de SeaPlastics ; Julie DULAT, Bénévole Equipe - Ophélie Perroux ; Camille Saiseau ; Frédéric Guichard.


Car en plus des bouteilles et des pailles, la Méditerranée, mer la plus polluée au monde, regorge de ces particules de moins de 5 mm. « Ces micro-plastiques vont interagir avec la faune et la flore marine. C’est là où c’est problématique puisqu’ils vont interagir avec la base de la chaîne alimentaire, donc le plancton. En plus de ça, le micro-plastique va servir de support pour le développement de bactéries et comme les microparticules vont bouger avec les courants, toutes ces bactéries vont se déplacer avec eux et peuvent traverser le monde », précise Quiterie Chaperon, trésorière et bénévole de SeaPlastics. 
 

Filets spéciaux 


À bord de leur voilier, les quatre bénévoles ont fait le tour de la Méditerranée pour comprendre le positionnement de ces particules dans l'eau. Pour cela, ils ont utilisé des filets spéciaux et récolté une trentaine d'échantillons.

 


L'objectif : quantifier le nombre de micro-plastiques, et de connaître leur origine. « Cette analyse permet de savoir où on peut jouer en amont : l’individu, la consommation, les industries », souligne Frédéric Ronteix, président et bénévole de SeaPlastics.

Cette étude, dont les résultats sont prévus dans 18 mois, devrait aboutir à la publication d’un article scientifique afin d’alerter les politiques. 
 

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