Corse du Sud - Mais qui en veut aux bergers de Tavera ?

Tavera (Corse du Sud) - Rassemblement de soutien aux éleveurs dont la piste qui mène aux estives a été saccagée. / © FTVIASTELLA
Tavera (Corse du Sud) - Rassemblement de soutien aux éleveurs dont la piste qui mène aux estives a été saccagée. / © FTVIASTELLA

Une centaine de personnes a répondu samedi à l'appel de la mobilisation en faveur des bergers de Tavera, dont la piste qui mène leurs troupeaux aux estives a été saccagée à la pelle mécanique début mai.

Par GB / France 3 Corse ViaStella

Elus, agriculteurs et syndicalistes, habitants de Tavera, au total une centaine de personnes s'est mobilisée samedi pour soutenir les éleveurs et bergers de Tavera. Dans ce petit village de Corse du Sud (400 habitants), la piste qui mène aux estives a été détruite à coups de pelleteuse mécanique.

Une lettre de menaces a également été adressée à des bergers pour leur interdire l'accès à cette zone. "Tout individu, berger, chasseur, qui voudra refaire la route en subira les conséquences, nous attaquerons les bergeries, nous traquerons chaque entreprise qui refera la route", menace son auteur anonyme.

Pour qui, pour quoi ? Ces tensions perdurent depuis au moins deux ans. Déjà en février 2016, la mairie et l'école de Tavera avaient été incendiées. Le secteur est partagé entre éleveurs, chasseurs et randonneurs. Une cohabitation que l'on peut comprendre parfois difficile, mais au-delà, aucune explication n'est avancée.

Corse du Sud - Qui en veut aux éleveurs et bergers de Tavera ?
Intervenants - Marc Beaumont, berger; Pierre Paul Chiarasini, conseiller municipal de Tavera; Paul Marcaggi, président de la CCI 2A; Sébastien et Valérie Celli, berger. Equipe - Florence Antomarchi, Sylvie Wolinsky.


"C'est  aux élus de proposer un cadre validé par la Collectivité; que ce soit les éleveurs, les randonneurs, les chasseurs ou les pêcheurs, [ils] rentreront dans ce cadre," indique Paul Marcaggi, président de la CCI 2A, originaire de la région. 

Si une enquête a bien été ouverte par le parquet d'Ajaccio, confiée à la gendarmerie, aucune plainte n'a été déposée, alimentant encore un peu plus le climat de suspicion.

Une réunion est prévue le 29 juin à l'Assemblée de Corse pour tenter de sortir les bergers de l'impasse, alors que les estives doivent débuter à la mi-juillet.

Aller plus loin : les prises de parole lors de ce rassemblement... 

 

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