Jean-Dominique Carboni condamné à 18 ans de prison ferme pour le meurtre de Karim Absi

Principal suspect dans l'enquête sur le meurtre de Karim Absi à Cargèse en juin 2017, Jean-Dominique Carboni a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Le jeune homme a été condamné à dix-huit ans de prison ferme. Il continue de clamer son innocence.

Un an après le meurtre, Jean-Dominique Carboni avait été placé en garde à vue en détention provisoire.
Un an après le meurtre, Jean-Dominique Carboni avait été placé en garde à vue en détention provisoire. © France Télévisions

Ce vendredi 28 mai, en début de soirée, Jean-Dominique Cardoni a été reconnu coupable du meurtre de Karim Absi devant les Assises de Corse-du-Sud. L'homme considéré comme le principal suspect depuis le début de l'enquête en juin 2017, écope de dix-huit années de prison ferme. Pour autant, ce dernier continue de clamer son innocence. 

Le jeudi 27 mai, pour la première journée d'audience, Jean-Dominique Carboni s'est longuement expliqué sur les faits qui lui sont reprochés. Il a reconnu une bagarre avec Karim Absi un mois et demi avant la mort de ce dernier. Dans la confusion de la bagarre, la cousine de Carboni aurait reçu un coup, ce qui aurait suscité sa colère et ses menaces à l'encontre d'Absi. "C'est vrai je me suis emporté mais ça ne fait pas de moi un assassin. On s'est revu après avec Karim, on en a rigolé" explique-t-il aux juges.

Jean-Dominique Carboni encourait la perpétuité

Pour de tels fais, Jean-Dominique Cardoni encourait la perpétuité. Mais au vue de certaines circonstances atténuantes à l'instar de la perte de sa mère tôt dans sa vie, son enfance difficile et son âge, l'avocar général avait finalement requis 20 ans de réclusion. 

En juin 2017, Karim Absi était abattu d'un coup de fusil tiré à travers la fenêtre de son domicile. "Il est décédé quasi-immédiatement" avait alors expliqué le procureur de la République, Eric Bouillard. La victime était connue des services de police pour des faits liés aux stupéfiants. Près d’un an plus tard, trois personnes étaient interpellées et placées en garde à vue. Le lendemain, Jean-Dominique Carboni était mis en examen et placé en détention provisoire.

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