Nuit de la lecture : les curieux sont venus frissonner à la bibliothèque d’Olmeto

La deuxième nuit de la lecture s’est déroulée samedi soir. Elle a connu un franc succès à Olmeto en Corse du sud. La petite bibliothèque municipale a accueilli plus de soixante personnes venues entendre des lectures et rencontrer des auteurs.

Par France 3 Corse ViaStella

La bibliothèque municipale d’Olmeto a ouvert ses portes il y a trois ans. Vendredi soir pour la nuit de la lecture les passionnés étaient au rendez-vous.

Des gens du village mais aussi de Sartène, tous bien serrés, côte à côte, à l'écoute curieuse et sérieuse. « C’est alors que sur le mufle de la bête se superposa des traits humains. Là où se trouvait une tête de sanglier, il y avait maintenant une tête d’homme », raconte une femme à la tribune.

Les histoires de mazzeri donnent aux plus anciens le même regard que celui des enfants qui aiment être apeurés. Personne ne boude son plaisir, le public pas moins que l'auteure. « Lorsque j’étais enfant on nous montrait les mazzeri comme quelque chose de mise à part. C’était pas bien vu. Mais ce soir j’ai appris beaucoup de choses, notamment lorsqu’elle a expliqué que ce n’était pas des gens mauvais. Ils étaient craints mais respectés. Je vais acheter le livre et m’intéresser un peu plus », indique Benoit Istria, un lecteur.



« On a tout gagné »


« La plus belle récompense c’est le lecteur, c’est le public. Parce qu’ils ont l’air enthousiastes, ils ont l’air heureux, contents intéressés. Donc là on a tout gagné », estime de son côté Thérèse Franceschi-Andreani, auteure de « Mazzera »

Et puis Bilal, Don Mattei, Ayoub, et Pablo se saisissent de la poésie. Les textes sont courts mais les émotions sont grandes. Ici, les mots à peine appris ouvrent l’imaginaire.

Ce sont les bénévoles de la bibliothèque qui sont à l'initiative de ce moment. Ils sont un homme et 15 femmes, retraités, documentalistes ou de l'enseignement, et infatigables de la transmission. « Les nuits de la lecture ça ne se fait pas comme ça en claquant des doigts. Donc les bénévoles, on parle, on dit de venir, qu’il y aura des intervenants. Donc les gens demandent et puis c’est un tout. Il faut essayer d’éveiller la curiosité », livre Denise Desanti, bénévole de la Bibliothèque d'Olmeto.

Pari gagné ! Encore des histoires et des chants, en français et en corse, la petite bibliothèque est restée pleine à craquer jusque tard dans la nuit, au chaud des mots et des voix. Prochain rendez-vous le 24 février  avec Simon Giuseppi, auteur de « Corse, terre d'exil, terre d'accueil ».


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