Corse : quelles sont les ressources locales pour faire face au dérèglement climatique ? 

Quelles sont les ressources locales qui pourraient nous aider face aux changements climatiques. C'est la question que se pose depuis plus d'un an le centre permanent d'initiatives pour l'environnement d'Ajaccio. Un travail qui a été concrétisé dans un film.

© Marc-Antoine Renucci / FTVIASTELLA
Dans la salle : une soixantaine de personnes et un collectif qui mêle des scientifiques et des habitants de la vallée de la Gravona. 

Tous sont animés par la volonté de trouver des réponses au défi global du dérèglement climatique

À l'écran, trois jeunes interrogent un décor familier où les facteurs de la crise écologique sont à l'œuvre. « On ne regarde pas tellement notre paysage. Quand on se pose et qu’on se dit : ‘Comment on pourrait montrer la pollution de la ville ?’ Tout d’un coup, on regarde autrement notre environnement, notre paysage », explique Jenny Delecolle, co-réalisatrice « Quandu sciappani i tempi ».

 
Corse : quelles sont les ressources locales pour faire face au dérèglement climatique ? 


Les réalisatrices ont capté l'inquiétude concrète, des trottoirs de la ville, jusqu'aux crêtes asséchées des montagnes … mais pas seulement. 


Urbanisation


Les producteurs agricoles, victimes des changements climatiques tissent pourtant dans le territoire les réponses possibles. « Mettre un visage derrière l’aliment, c’est une préoccupation contemporaine. En Corse, nous avons la chance d’avoir la mémoire et quelque fois l’effectivité de ces relations entre producteurs et consommateurs. Des relations interpersonnelles, des relations de proximité », souligne Jean-Michel Sorba, sociologue.

Posé dans un cadre local, le film est propice au débat à l'action : on questionne les politiques publiques nationales comme régionales ; l'urbanisation domine les échanges

 

Le prochain projet du collectif portera sur l'habitat. « C’est comment on vit dans un territoire, comment on s’y déplace, où sont nos centres d’activité. On habite de plus en plus à une heure et demie de son lieu de travail à Ajaccio. C’est une aberration », regrette Christine Natali, directrice du CPIE d'Ajaccio (centre permanent d'initiatives pour l'Environnement). 

Il y aura sûrement bientôt un nouveau film et de quoi avancer collectivement vers la compréhension d'une catastrophe qui est déjà là.  


 
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