Élections municipales : aucun candidat La République en marche en Corse

La commission nationale d’investiture de La République en marche a décidé de n’investir aucun candidat en Corse. Une absence qui accompagne celle du Rassemblement National, qui ne présente également aucun candidat dans l’île. 

La commission nationale d’investiture de La République en marche a décidé de n’investir aucun candidat en Corse aux prochaines élections municipales.
La commission nationale d’investiture de La République en marche a décidé de n’investir aucun candidat en Corse aux prochaines élections municipales. © FTVIASTELLA
En Corse, la République en marche (LaREM) renonce à la bataille des municipale. La commission nationale d’investiture du parti s’est réunie, mercredi 22 janvier, à Paris. Elle a décidé de n’investir aucun candidat et de ne pas apporter de soutien officiel

Quatre des six élus de l’Assemblée de Corse affiliés à LaREM ont participé à cette réunion, dont Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président du groupe « Andà per dumane ». « Nous avons exposé notre position, partagée par l’ensemble des élus Andà per dumane, de ne pas demander d’investiture ou de soutien. Nous avons défendu cette position car elle nous paraissait la plus logique par rapport à la situation politique insulaire », soutient-il. 
 
Élections municipales : aucun candidat La République en marche en Corse


Depuis son lancement en avril 2016, le parti présidentiel s'était pourtant positionné sur tous les scrutins qui s'étaient déroulé en Corse. 
 

« Ne pas créer de clivages dans des élections compliquées »


Pour Marie Luccioni, référente corse LaREM, qui a soutenu Jean-André Miniconi il y a quelques semaines, la particularité des élections municipales justifie la mise en retrait des instances nationales. « Nous avons des marcheurs qui sont sur plusieurs listes. Plusieurs candidats pourraient représenter nos valeurs et l’idée est de ne pas créer un clivage dans des élections municipales compliquées pour tous les mouvements, d’autant plus pour un mouvement jeune comme le nôtre, avec des personnes de la société civile qui s’investissent pour la première fois. On a préféré laisser chacun s’engager avec le candidat qu’il trouvait le meilleur pour sa ville, tant que cette liste représentait des valeurs de progressisme et d’humanisme », explique-t-elle. 

 

En Corse, cette absence de LaRem aux municipales s'ajoute à celle du Rassemblement National. Deux partis, principales forces politiques au niveau national, mais qui peinent à trouver des leaders dans l’île. 

 
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