Football : des terrains corses à l'Espagne, Morgane Nicoli rejoint le FC Séville

Publié le
Écrit par A.Bouschon

Après plusieurs années passées à Montpellier, Morgane Nicoli s'engage pour deux saisons avec le FC Séville. Un "challenge" que la jeune défenseuse corse entend bien relever.

L'information a été officiellement dévoilée ce mercredi 13 juillet : après 8 années passées au sein de la section féminine du Montpellier Hérault Sport Club - entrecoupées par une saison 2018-2019 au LOSC -, Morgane Nicoli quitte les terrains français pour rejoindre l'Espagne, et plus précisément l'équipe féminine du FC Séville.

"Ca a été compliqué pour moi de quitter Montpellier, parce que c'est le club ou j'ai été formée, le premier club féminin que j'ai connu en France. Ils m'ont vu grandir, ils m'ont toujours appuyé, même dans les moments très difficiles. Je suis très triste de les quitter, mais on a convenu qu'il était l'heure de passer à autre chose."

La Bastiaise indique avoir été contactée par le FC Séville, quelques mois plus tôt, à la recherche de leur nouvelle défenseuse centrale. "Ils sont rentrés en communication avec mon agent, ont vu des vidéos de moi et ont décidé que je leur convenais, et c'était parti."

Âgée de 25 ans, la joueuse entend y trouver "un nouveau challenge". "J'avais un peu tout vu dans le championnat français, au point que ça en devienne un peu redondant. Et puis je me suis dit que si je ne vais pas maintenant à l'étranger, je n'irai peut-être jamais, donc ça me semblait être le bon moment."

D'autant plus que le championnat espagnol, estime-t-elle, "se professionnalise de plus en plus. Par rapport à la France, il y a une différence incroyable en ce qui concerne les infrastructures, les terrains, les salles de musculation, les personnels, le staff médical par exemple... Tout est beaucoup plus professionnalisé."

Une passion née en Corse

Sa passion du ballon, c'est en Corse, aux côtés de son père, entraîneur de football, que Morgan Nicoli l'a découverte. "Dans ma famille, il y a beaucoup de garçons, qui jouaient tous au foot. Mon père entrainait une équipe du village voisin, et je l'accompagnais aux séances. Et puis un jour, j'en ai eu marre d'attendre, et j'ai décidé de jouer moi aussi. Et je n'ai plus arrêté derrière", sourit-elle. "J'ai toujours joué en défense. C'était une évidence pour moi."

Passée par le pôle espoirs foot d'Ajaccio, puis l'Insep avant de rejoindre le milieu professionnel, la jeune femme aspire à retrouver les terrains, un jour prochain, de son île natale. "C'est un vrai objectif. Revenir jouer ici, dans un club qui aura monté de niveau, qui aura évolué."

Et peut-être même inspirer, au passage, d'autres jeunes filles à se mettre elles aussi au football : "Quand j'étais petite, quand je jouais au foot, je ne savais même pas qu'il y avait une équipe féminine de football. Maintenant que l'équipe de France est plus médiatisée, plus suivie, on voit à chaque matchs une forte ascension de la discipline. Je ne peux qu'espérer que ça continue de progresser dans ce sens-là."