Glaces artisanales : des stratégies de vente différentes pour vous faire fondre

© PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP
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Complément de revenu, activité principale, exportation… Chaque glacier artisanal de l’île adopte sa propre stratégie pour vendre ce produit très demandé en période estivale.

Par A.P.

Glaces, sorbets, yaourt glacé… Qui peut résister à la tentation d’une douceur rafraîchissante alors que les températures dépassent souvent les 30 degrés ?

Cette année, avec l’épisode de canicule qu’a subit l’Île, la demande en glaces a augmenté. Du côté des artisans de glace, les stratégies de vente sont variées.

Production familiale, exportation, originalité,…


Au Palais des Glaces à Bastia, il n’y a aucun intermédiaire entre le producteur et le consommateur. La glace est un complément de revenu non négligeable pour ce café-restaurant.

A Saint-Florent, l’artisan José Salge, lui, produit 100 000 litres de glaces par an, dont environ 5% sont exportés sur le Continent. 17 salariés travaillent toute l'année grâce à la fabrication de pâtisserie. Ils sont 27 durant la pleine saison. L'ambition est de concilier haut niveau de qualité et production importante.

Glaces artisanales : des stratégies de vente différentes pour vous faire fondre
Intervenants : David Buerle, glacier à Bastia / José Salge, glacier à Saint-Florent / Christophe Casalonga, glacier à Alata / Lia Forcioly-Conti, artisane à Ajaccio Reportage : François-Albert Bernardi, Dominique Moret, Pierrick Nannini, Franck Rombaldi


Dans l'arrière-pays ajaccien, Christophe Casalonga est souvent seul dans son atelier. Le glacier estime que la petite taille est un gage de qualité. En pleine saison, on produit ici jusqu'à 150 litres par jour. Pas question d'aller au-delà et de tomber dans l'industriel.

Autre stratégie à Ajaccio avec les vendeurs de yaourt glacés, une alternative originale à la glace. Le produit est nature et les clients ajoutent eux même les ingrédients et les sauces.

Une consommation presque exclusivement estivale


Pour tous ces artisans glaciers cependant, reste un problème : contrairement aux Allemands et aux Italiens, les Français ne consomment pas de glace l'hiver.

De plus, rien ne distingue les artisans des simples assembleurs. Le syndicat des producteurs est engagé dans une démarche d'obtention d'un label permettant une meilleure reconnaissance, voire rétribution.

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