• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Handicap : Wandis Le Hui, éducateur spécialisé, se bat pour l’autonomie de ses protégés 

© Jacques Paul-Stefani / FTVIASTELLA
© Jacques Paul-Stefani / FTVIASTELLA

Wandis le Hui est éducateur spécialisé. Depuis un an et demi il prend en charge individuellement des enfants et adultes souffrant de pathologie psychique comme l'autisme. Son rôle : les accompagner afin qu'ils atteignent une certaine autonomie dans leur quotidien.

Par France 3 Corse ViaStella

Wandis Le Hui est éducateur spécialisé. Ce jour-là, pour son anniversaire, il a réuni des garçons qu’il accompagne individuellement. 

Pour eux, chaque geste du quotidien est un entraînement de plus à l’autonomie. « Ça leur permet de pouvoir gagner en confiance, préparer des repas pour pouvoir éventuellement préparer leur avenir. Pour certaines personnes, leur but, et le but de leur famille, c’est qu’ils intègrent un appartement avec une vie autonome. On y travaille », indique Wandis. 

L’éducateur spécialisé a travaillé en institut spécialisé avant de se lancer en libéral il y a un an et demi. Il inscrit son action dans la complémentarité de ce qui est fait par ailleurs. Pour interagir plus facilement avec les personnes adultes et enfants qu’il prend en charge, Wandis a choisi le sport comme médiateur

 
Handicap : Wandis Le Hui, éducateur spécialisé, se bat pour l’autonomie de ses protégés 
Intervenants - Wandis Le Hui, Educateur spécialisé ; Danielle Oller Mère de Stéphane. Equipe - Céline Lerouxel ; Jacques Paul-Stefani ; Rosanne Morere-Cesari.


L’éducateur est aidé, notamment, par une salle de gym et l’association de Thierry Corbalan pour s’équiper en matériel. Pour le reste, chacun lui souffle ses choix. « Les activités que l’on fait, ce ne sont pas des activités que je choisis moi. Ce sont des activités qu’ils aiment faire. J’adapte mes accompagnements en fonction de leurs désirs », souligne Wandis. 
 

« Il est euphorique. Ça n’a pas de prix »


Il a entamé des démarches auprès de la maison du handicap pour faire reconnaître son activité. Mais pour l’instant elles sont classées sans suite. Pourtant, l’enjeu est de pouvoir réduire le coût des séances, primordial pour certaines familles. « Stéphane par exemple, je l’ai deux heures par quinzaine. On reste centré sur des activités physiques et sportives. Mais si j’avais davantage de budget, si les parents pouvaient assumer davantage les accompagnements, on pourrait travailler sur l’intégration, l’ouverture vers l’extérieur, sur le travail d’autonomie. Le blocage, ce sont les aides et le fait que ça coûte 50 euros de l’heure. Ça peut être compliqué pour certaines familles », souligne l’éducateur spécialisé. 

Des familles qui n’hésitent pourtant pas à faire quelques sacrifices pour voir leur enfant progresser, même à des âges avancés. Wandis est aussi un soutien pour la mère de Stéphane qui vit seule avec son fils. « Stéphane revient toujours avec les yeux écarquillés, le sourire, il parle beaucoup plus. Il est euphorique. Ça n’a pas de prix », se félicite-t-elle. 

La valeur bonheur, Wandis la cultive et les sourires ne sont pas volés. Un éducateur, mais aussi un grand frère, voilà la place qu’a pris le garçon dans le quotidien de ceux qu’il accompagne. Une démarche tournée vers la vie. 



 

Sur le même sujet

Ajaccio : reconstitution de la bataille d'Austerlitz au Casone

Les + Lus