Assemblée générale de Corsica Libera : comment réorienter la stratégie du parti ?

L'assemblée générale de Corsica Libera s'est tenue à huis clos à l'université de Corse le 15 avril 2018. / © FTVIASTELLA
L'assemblée générale de Corsica Libera s'est tenue à huis clos à l'université de Corse le 15 avril 2018. / © FTVIASTELLA

Les militants de Corsica Libera se sont réunis à Corte pour leur assemblée générale. Objectifs : élire le nouvel exécutif du parti indépendantiste et voter des motions qui définiront ses orientations politiques. Une réunion qui s’est déroulée à huis clos.

Par France 3 Corse ViaStella

Entre 250 et 270 personnes ont fait le déplacement à Corte pour l’assemblée générale annuelle de Corsica Libera. Parmi eux, des militants venus de toute la Corse, et des élus à commencer par Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée de Corse.

Des figures du parti étaient aussi présentes dont Charles Pieri. Toujours peu bavard avec les médias, il a tout de même confié que Corsica Libera devait se structurer davantage pour être plus efficace sur le terrain. L'homme a aussi livré qu’il envisageait son statut comme un rôle de conseil auprès des jeunes.



L’enjeu pour cette assemblée générale est de transformer le parti, avec des élus au pouvoir, en un parti qui ne soit pas simplement une formation d’accompagnement, mais une force de mobilisation. Trois motions ont été présentées aux militants à huis clos. Toutes ont été très peu débattues et ont été suivies d’une suspension afin de rédiger une motion de synthèse.


L'indépendance comme objectif final


À la manœuvre : Sauveur Grisoni, François Sargentini ou Esteban Saldana, François Santoni ou encore Stéphane Sbraggia, Pierre Paoli ou bien Charles Pieri lui-même. Des hommes qui comptent visiblement dans le parti pour réorienter sa stratégie. Une stratégie qui se veut plus sociale et plus affirmée dans l’économie.

Cette assemblée générale a aussi été l'occasion de redire que l’objectif final de Corsica Libera, c’est l’indépendance. « Il y a un marqueur politique très important, c’est le sort qui sera réservé aux prisonniers et aux recherchés. C’est le marqueur de la volonté politique de l’État de sortir de ce déni de démocratie et de s’engager sur la voie de discussions. Mais nous savons très bien que nous finirons par arracher ce que nous aurons déjà commencé à installer dans notre pays », a indiqué Éric Simoni, porte-parole du parti à la sortie de l’assemblée générale.

Pour le moment, aucun nom du prochain bureau de l’exécutif du parti n’a circulé.







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