Elections législatives : Lionel Mortini candidat dans la 2e circonscription de Haute-Corse

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Écrit par A.A.

Lionel Mortini, maire de Belgodère et président de la communauté de communes Lisula Balagna, a officialisé sa candidature aux élections législatives ce lundi 2 mai. Il sera le deuxième candidat nationaliste à briguer la deuxième circonscription de Haute-Corse. Ancien élu de Corsica Libera, il annonce faire campagne sur son nom propre.

De la mairie de Belgodère au palais Bourbon. C'est la trajectoire que souhaiterait emprunter Lionel Mortini.

Après des semaines de réflexion, il a décidé de briguer le fauteuil de député. Le berger balanin, autrefois élu à la collectivité de Corse avec Corsica Libera, ancien président de l'Odarc veut s'affranchir des partis pour porter une candidature libre, mais centrée sur les fondamentaux du nationalisme.

"Je suis un militant nationaliste, mais je ne suis encarté dans aucun mouvement. Je considère que je dois garder ma liberté, déjà à travers mes fonctions, parce que je gère aujourd'hui une commune où il n'y a pas que des nationalistes, une intercommunalité où la plupart des élus ne sont pas nationalistes. Il est pour moi important de pouvoir continuer à être libre là-dessus", estime-t-il.

Ces dernières années, en prenant la présidence de la communauté de communes Lisula Balagna, il s'est imposé comme l'homme fort nationaliste de la micro-région. Son prochain défi est de taille : tenter de battre le député Femu a Corsica, Jean-Félix Acquaviva.

"J'ai des choses à dire, il y a des messages à faire passer"

Sur le bilan du sortant, Lionel Mortini est peu disert. Il dit vouloir porter une voix différente à Paris, faire passer des messages quitte, peut-être, à ne pas siéger dans un groupe. "On ne peut pas se fixer la démocratie en se disant que personne ne peut se présenter contre un sortant parce qu'il est là, parce qu'aujourd'hui, les nationalistes ne pourraient pas y aller. J'ai des choses à dire, il y a des messages à faire passer, peut-être une façon de travailler différente. Et je pense qu'aujourd'hui, être libre, c'est aussi une force au-delà des groupes d'appartenance où vous avez toujours un fil à la patte, et vous devez toujours écouter les autres pour prendre des décisions. Il est important de toujours écouter, mais d'être libre pour pouvoir prendre ses décisions", continue le candidat.

Il reste 40 jours à Lionel Mortini pour battre campagne. À cette heure, il n'a pas encore trouvé de suppléant ce qui pourrait donner une indication sur ses soutiens. Même s'il ne confirme pas au-delà de la Balagne, Lionel Mortini devrait compter a minima sur des voix issues du PNC et d'un certain nombre d'élus de la Casinca.