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Bastia : un colloque pour sensibiliser les professeurs à la cybercriminalité

La sensibilisation à la cybercriminalité était l'objectif d'un colloque organisé ce lundi au lycée Paul Vincensini de Bastia. Au total une cinquantaine d'acteurs de la cyberdéfense comme l'armée ou des entreprises y ont formé des professeurs qui serviront ensuite de relais dans leurs classes.

Par France 3 Corse ViaStella

Ce lundi matin au lycée Paul Vicensini de Bastia, pas question de mathématiques ou de Français, mais de cybercriminalité. Un terme qui englobe les délits qui ont lieu sur internet de l’espionnage d’un État jusqu’au vol de coordonnées bancaires.

« Notre conviction, c’est de sensibiliser le maximum de personnes à ces sujets. Plus on les sensibilise à un très jeune âge et mieux c’est pour le futur de la cybersécurité en France puisque ce sont des populations qui manipulent l’outil informatique de manière quotidienne », indique Moise Moyal, délégué régional de l'Agence Nationale de la Sécurité et des Systèmes Informatiques.


Bastia : un colloque pour sensibiliser les professeurs à la cybercriminalité
Intervenants : Moise Moyal Délégué régional de l'Agence Nationale de la Sécurité et des Systèmes Informatiques ; Horace Mappo, Professeur de technologie ; Philippe Guiseppi, Directeur général SITEC. Reportage : MARCHIANI Jean-André ; BANSARD Daniel ; IENCO Joseph.


Erreur humaine


Sensibiliser, mais sans aucun élève dans l'amphithéâtre. Seuls de nombreux professeurs sont présents pour être le relais avec leurs classes. « Nous n’allons pas aussi loin avec nos élèves, nous restons plus sur le cadre Facebook et Snapchat et tout ce que les élèves peuvent raconter dessus », explique Horace Mappo, professeur de technologie.

Parmi les intervenants : l'armée, la gendarmerie ou des avocats, mais également la SITEC, une société informatique basée en Corse qui héberge et protège des données privées et publiques en cas de cyberattaque. « Nous sommes homologués par le ministère de l’Intérieur sur ces sujets-là. Ce qui signifie que l’on est potentiellement exposé à ces risques-là. Mais nous mettons tout en œuvre pour protéger les données de nos clients », précise Philippe Guiseppi, directeur général de la société SITEC.

En Corse, si le pourcentage de cyberattaques n'est pas plus élevé qu'ailleurs, des entreprises, surtout petites et moyennes, en sont toutefois victimes. Les autorités appellent à la prudence : dans 90% des cas une cyberattaque commence par une erreur humaine. Souvent par l'ouverture d'un mail frauduleux.


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Question/Réponse : Eric Leoni, professeur à l'université de Corse

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