A Bastia, Arte Mare 2021 couronne "Haut et Fort"

Le film musical du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch suit, au plus près des corps et des âmes, l'émancipation d'une jeunesse des quartiers pauvres de Casablanca à travers la pratique du Rap. L'oeuvre a enthousiasmé le jury du festival bastiais, qui lui a octroyé 3 prix dont le Grand Prix !

Des images des sons des corps des questions qui bousculent. Religion, politique, tabous, se frotter aux limites étouffantes des bidonvilles de Casablanca. Le combat de chacun, l'affrontement de deux générations. La misère et le poids des traditions, et le rap qui échappe qui ouvre une porte et fait entrer la lumière. Aspirations de la jeunesse. Energie qui monte. Le flow qui pulse. Battle chorégraphiée entre les « barbus » de la mosquée et les jeunes du centre culturel...

"Si on en revient à la raison principale de la création du Hip-Hop, on trouve le racisme, la pauvreté et l'humiliation". Ancien rappeur engagé dans le centre culturel d'un quartier populaire de Casablanca, Anas va semer des graines de révolte et de liberté chez les jeunes.

Sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes, le film du réalisateur franco-marocain Nabil Ayouch "Haut et Fort" a manifestement emballé tout le monde au festival Arte Mare : 3 prix au palmarès, pas moins ! Primé pour sa musique originale et sa bande son, il remporte aussi le prix du jury jeune, et le prestigieux Grand Prix du festival.

Dans un entretien accordé à Radio France International, Nabil Ayouch explique "dans le film, il y a évidemment des freins, des choses qui empêchent cette jeunesse de s’ouvrir. Surtout des gens qui voudraient faire croire qu’on doit opposer la religion et les arts et la culture. Et l’un et l’autre ne seraient pas compatibles. Je pense qu’une religion bien apprise et bien transmise, c’est comme des arts bien appris et bien transmis. Ils sont tout à fait compatibles."

 

Très impliqué dans l'émancipation de la jeunesse marocaine, Nabil Ayouch a créé une fondation en 2009 pour développer dans le pays différents centres culturels comme celui du film, pour leur donner la force de s'exprimer, haut et fort.

Le palmarès complet d'Arte Mare

La compétition du long métrage méditerranéen :
 
Grand Prix Arte Mare
HAUT ET FORT de Nabil Ayouch
 
Prix du public MGEN
GAZA MON AMOUR de Tarzan et Arab Nasser
 
Prix cinéma Pierre Mari RCFM – Musique originale et bande son
HAUT ET FORT de Nabil Ayouch
 
Prix jury Jeune Passcultura
HAUT ET FORT de Nabil Ayouch
 
 
La compétition des films corses :

Prix du film corse – Fiction
LES CHAMPS MAGNETIQUES de Romain Daudet-Jahan
Prix du film corse – Documentaire Jean-Simon Peretti
TAVAGNA, LE CHŒUR DES HOMMES d’ Hélène Amétis
Prix du film corse – Fiction CCAS
KURT’S STORY de Gérard Guerrieri
 
La compétition des écoles de cinéma méditerranéennes et des jeunes réalisateurs :

Prix du film des écoles de cinéma méditerranéennes et des jeunes réalisateurs
AUX PAYS DES ORANGES TRISTES de Dhia Jerbi
 
La thématique :

Meilleur film sur le thème de l’argent
C’EST PARTI de Camille de Casabianca

Un palmarès à voir au cinéma Le Régent

Programme dimanche / lundi
Dimanche 10 octobre
au cinéma Le Régent
16h30 prix du Public : « Gaza mon amour » d’Arab et Tarzan Nasser, Palestine.
19h prix du jury : « Haut et fort » de Nabil Ayouch, Maroc.
 
Lundi 11 octobre
au cinéma Le Régent
18h45 Prix de la fiction corse
Prix CCAS. Kurt’s story, les champs magnétiques
Prix Hors les Murs attribué par les prisonniers du centre pénitentiaire de Borgo : « Arabacciu » d’Alexandre Oppecini
 

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