Bilan positif après un an d'aménagement des rythmes scolaires à Bastia

La satisfaction est partagée par l'équipe municipale, les intervenants, les élèves et leurs parents. Seuls les syndicats enseignants mettent un bémol à ce nouveau mode de fonctionnement.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

La nouvelle équipe municipale l'affirme, la politique éducative est une de ses priorités. Pour preuve, elle a fait le choix d'investir 400 000 euros pour proposer des ateliers périscolaires gratuits et de qualité aux 2789 enfants inscrits dans les 24 écoles de Bastia pour l'année scolaire 2014/2015, première année d'application de la loi Hamon sur la semaine de quatre jours et demi.
Et en cette fin d'année scolaire le bilan de l'expérience est largement positif : 80% des élèves ont fréquenté les activités proposées avec un taux d'absentéisme très faible, et parents et intervenants saluent l'organisation mise en place.

reportage de Céline Serrano et Guillaume Léonetti



Du côté des enseignants, le secrétaire départemental du SNUIPP Fabien Minéo reconnaît l'efficacité de l'organisation bastiaise, mais regrette que ce ne soit pas le cas dans toutes les communes, et souligne que les enseignants n'ont pas perçu d'amélioration dans les apprentissages avec l'application de cette réforme.

Pour l'ensemble des communes, une inquiétude est soulevée quant à cette réforme : le fond d'amorçage débloqué par l'Etat qui finance les activités mises en place à hauteur de 50 % n'est garanti que jusqu'en 2016. Rien n'est officiellement prévu pour la suite, et les municipalités craignent que cette charge ne vienne s'ajouter à la diminution de leurs dotations globales par l'Etat.