Hôpital de Bastia : une enveloppe d’un million d’euros débloquée pour des travaux aux urgences

© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA
© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA

L’agence régionale de santé a annoncé le déblocage d’une enveloppe d’un million d’euros pour des travaux au sein des urgences de l’hôpital de Bastia. Une revendication portée par le personnel en grève depuis plusieurs semaines. 

Par France 3 Corse ViaStella

Aux urgences de Bastia, ce lundi 18 novembre, le service est étonnement calme. Et pourtant, tous les box sont occupés.

Dans le couloir, sur son brancard, une patiente a eu tout le temps de lire les messages d’alerte affichés par le personnel. « Je les comprends tout à fait, je pense que d'avoir un seul médecin pour un service d'urgences, c'est inadmissible », estime-t-elle.
 
L'attente ne sera pas longue. Ici, 61 % des patients sont pris en charge en moins de quatre heures, bien mieux que dans d'autres hôpitaux du même type.
 

Réorganisation

D'ici peu, le service changera de visage. L'Agence régionale de santé a annoncé le déblocage d'une enveloppe d'un million d'euros pour les travaux des urgences. 

Une revendication portée depuis plus de 10 ans. « On va commencer par des travaux à l'accueil, ensuite, il y aura un espace qui sera dédié pour la psychiatrie, la salle de déchoquage sera dédoublée pour les vraies urgences et nous aurons un espace médico-soignant qui sera mis au centre des urgences », détaille André de Caffarelli, directeur du service des urgences de Bastia.

 
Hôpital de Bastia : une enveloppe d’un million d’euros débloquée pour des travaux aux urgences
Intervenants - Jessica, Patiente des urgences ; Dr André de Caffarelli, Directeur du service des urgences de Bastia ; Josette Risterucci, Secrétaire C.G.T. Santé. Equipe - Maia Graziani ; Typhaine Urtizverea ; Vincent Castellin ; Anne-Laure Louche.


La liste n'est pas exhaustive. Un maître-mot : réorganiser. « L'objectif, c'est de mieux différencier les flux pour que ce soit plus fluide et surtout qu'il n'y ait plus ce manque de confidentialité et quelques fois même ce manque de dignité », continue André de Caffarelli. 
 

« Il faut d’abord balayer devant sa porte »


Pour la CGT, ces travaux sont une bonne nouvelle pour le personnel, mais il ne faut pas s'arrêter là. 

Au-delà des urgences, le syndicat considère qu'il faut réorganiser l'hôpital dans son ensemble. « Revoir les organisations internes et les relations internes de l'hôpital entre médecins, entre personnels pour l'intérêt du patient, ce qui aujourd'hui n'est pas au top. Parce qu'on parle beaucoup du parcours patient avec l'extérieur, la médecine libérale. C'est important de l'organiser, mais il faut d'abord balayer devant sa porte et aujourd'hui, il y a de gros problèmes en interne », souligne Josette Risterucci, secrétaire CGT santé. 

Un défi à relever dans un contexte financier toujours plus tendu. Le déficit de l'hôpital de Bastia s'élève aujourd'hui à près de 60 millions d'euros.



 

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