Syndicats et associations veulent rappeler au chef de l’État les réalités sociales de l’île

Des associations et syndicats de salariés ont demandé à être reçus par des conseillers du président de la République. Un rassemblement a lieu ce mercredi matin devant Direction départementale des territoires et de la mer à Bastia. Le point sur leurs revendications.

Dans les locaux de l’union départementale CGT de la Haute-Corse, hier mardi la rencontre avec un conseiller social d’Emmanuel Macron prévue ce mercredi était déjà dans toutes les têtes. Six représentants de la santé, de l’énergie, des prisons, des impôts et de la fonction publique territoriale vont lui rappeler la situation de l’île.

La Corse est la région de France la plus pauvre avec 20% de la population sous le seuil limite. « On voit bien que c’est une terre à forte inégalités sociales. Nous ce que l’on veut c’est des réponses à ce qu’attendent les Corses notamment sur la santé, dans les Ehpad, dans les services publics, contre la vie chère. On voit qu’il y a des actions qui sont menées en ce moment pour créer des emplois. Et lui, qu’est-ce qu’il nous propose ? Un plan social pour diminuer les effectifs », indique Jean-Pierre Battestini, Union départementale C.G.T de la Haute-Corse.


« Il mange avec quoi ? »


Et sur le terrain ce ne sont pas les retraités qui vont dire le contraire. Notamment ceux qui sont impactés par la hausse de la CSG. Certains sont plus sévères que d’autres.

« Notre petite pension elle va baisser au lieu d’augmenter. Si c’est pour le bien et qu’on arrive à quelque chose », indique un retraité. « Moi j’ai 180 euros par mois de moins. Le gars qui a encaissé 1 000 euros de retraite il a quoi ? Il n’a plus rien. La personne qui a 1 000 euros et qui se tape un loyer à 700 ou 800 euros par mois il mange avec quoi ? », se questionne un autre.

Pour certains l’avenir est sombre. Reste la rue, les tentes ou les voitures pour dormir. Emmanuel Macron avait promis zéros sans domicile fixe pour la fin de l’année 2017.