Borgo : une centaine de surveillants manifeste devant les portes de la prison

Au lendemain de l’agression de deux surveillants du centre pénitentiaire de Borgo par un détenu signalé pour radicalisation, une centaine de surveillants est réunie devant les grilles de la prison pour la deuxième journée consécutive ce samedi. 

© Solange Graziani/FTVIASTELLA
Le « dépôt de clés » se poursuivait pour la deuxième journée consécutive samedi à la prison de Borgo, en Haute-Corse, au lendemain de l'agression de deux surveillants de ce centre pénitentiaire proche de Bastia par un détenu signalé pour radicalisation.

Comme vendredi la prison est gérée par les gendarmes, alors qu'une centaine de surveillants s'est rassemblée devant l'établissement, après avoir empilé plusieurs palettes en bois devant la porte principale rapporte l’AFP.


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Réaction Agression Borgo


Si FO avait annoncé vendredi soir une remise de clés symbolique samedi matin, devant le centre pénitentiaire de Borgo, la manifestation est restée classique. « Pour l'instant on en reste là, on ne prend pas les clés », a dit à l'AFP sur place un représentant local de la CGT, Guillaume Polleux: « Le protocole d'accord (sur la table depuis vendredi soir), il a le mérite d'exister, mais pour nous il ne nous convient pas à la CGT Borgo, on n'a plus confiance ».

« Hors de question de rentrer dans cet établissement »


« Le blocage des parloirs, on sait que c'est compliqué, que c'est difficile, mais à un moment il faut qu'on soit entendu », a ajouté M. Polleux. « Il est hors de question pour nous de rentrer dans cet établissement, devenu très très dangereux », a déclaré Raphaël Barallini, représentant de FO-pénitentiaire.

« Nous sommes 100% avec eux », a témoigné une mère de famille, venu voir son compagnon: « Mais c'est mon fils de 8 ans, corse, qui en pâtit », a-t-elle dit.

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Suite visite Belloubet


Depuis vendredi soir, un projet d'accord négocié par l'Ufap-Unsa et la CGT-pénitentiaire a été soumis aux divers syndicats de surveillants de prison. Celui-ci prévoit notamment la création de 1 100 emplois.

Il a été qualifié de « trahison » par le secrétaire général de FO-pénitentiaire, Emmanuel Baudin, samedi matin sur France Inter.


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