L'ancien sénateur Joseph Castelli incarcéré à la maison d'arrêt de Borgo

Ce mardi 20 avril, l'ancien sénateur Joseph Castelli a été écroué à la maison d'arrêt de Borgo. Le 30 mars dernier, il a été condamné à quatre ans de prison dont trois ans ferme pour trafic d'influence, corruption passive et faux en écriture par le tribunal correctionnel de Bastia.

Ce mardi 20 avril, l'ancien sénateur Joseph Castelli a été écroué à la maison d'arrêt de Borgo.
Ce mardi 20 avril, l'ancien sénateur Joseph Castelli a été écroué à la maison d'arrêt de Borgo. © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

L'ancien sénateur et ancien président du Conseil général de Haute-Corse (PRG), Joseph Castelli, a été écroué à la maison d'arrêt de Borgo ce mardi 20 avril. Le 30 mars dernier, le tribunal correctionnel de Bastia a condamné l'homme politique à quatre ans de prison dont trois ferme pour trafic d'influence, corruption passive et faux en écriture.

À son arrivée aux portes de l'établissement, environ 70 personnes se sont réunies pour lui apporter leur soutien a relaté Corse-Matin.

Octroi de marchés publics

Dans son jugement, le tribunal a estimé que Joseph Castelli, 72 ans, a obtenu des travaux gratuits sur son habitation à Penta-di-Casinca en échange de l'octroi de marchés publics, d'un montant de 10 millions d'euros, à trois entrepreneurs contre la réalisation de travaux dans sa résidence. Des faits qui se sont déroulés entre 2009 et 2016, et que Joseph Castelli a toujours nié.

Charles Rugani, Patrick Brandizi et Paul Di Luna, les entrepreneurs mis en cause aux côtés de l'ancien sénateur pour corruption active et abus des biens ou du crédit d'une société par un gérant à des fins personnelles, ont respectivement été condamnés à deux ans de prison (dont six mois de sursis) et 80.000 euros d'amende ; deux ans de prison (dont six mois de sursis) et 250.000 euros d'amende ; et un an de prison et 15.000 euros d'amende.

En 2018, le tribunal correctionnel de Bastia avait déjà condamné Joseph Castelli à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende pour avoir volontairement sous-estimé la valeur de sa résidence principale, en l'évaluant à 353.000 euros quand France Domaines l'estimait à plus d'un million d'euros. 

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