Calvi : les restaurants de plage démolis pour laisser place à des structures démontables

À Calvi, après les décisions de justice concernant les restaurants de plage, le temps de la démolition. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA
À Calvi, après les décisions de justice concernant les restaurants de plage, le temps de la démolition. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA

Après les décisions de justice concernant les restaurants de plage, le temps de la démolition. À Calvi, mercredi 30 octobre, les propriétaires de ces établissements ont commencé à démonter les constructions sur le domaine public maritime. Ils s'interrogent sur l'avenir de leur activité.

Par France 3 Corse ViaStella

À Calvi, des propriétaires de restaurant de plage en dur, sur le domaine public maritime, vident leur établissement en attente de la pelleteuse. « C’est plein de souvenirs, c’est une page qui se tourne. C’est un peu douloureux, mais si c’est pour partir sur des choses positives… Ça va », indique Jean-Louis Bronconi, gérant d'un restaurant de plage à Calvi. 
 
Les propriétaires de ces établissements ont commencé à démonter les constructions sur le domaine public maritime. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA
Les propriétaires de ces établissements ont commencé à démonter les constructions sur le domaine public maritime. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA


Une fois l’établissement vidé, il faut trouver un endroit pour stocker le matériel. Il prendra ensuite place dans une structure démontable au printemps prochain. « Monter et démonter un établissement, puis stocker, il faut compter entre 40.000 et 60.000 euros chaque année. C’est énorme. Je pense que beaucoup de gens vont aller dans le mur », reprend Jean-Louis Bronconi.

 
Calvi : les restaurants de plage démolis pour laisser place à des structures démontables
Intervenants - Jean-Louis Bronconi, Gérant d'un restaurant de plage à Calvi ; Jean-Louis Delpoux, Adjoint à l'urbanisme du maire de Calvi ; François Ravier, Préfet de Haute-Corse Equipe - Pierre Nicolas ; Vivien Chareyre ; Ramsey Kinany.
 

«  L’État est maître du jeu »


Tout sera rasé d’ici décembre. La mairie de Calvi espérait un délai d’un an pour la destruction qui lui a été refusé. 

Et elle n’a plus la main depuis que son plan local d’urbanisme a été retoqué en septembre. « Aujourd’hui, c’est l’État qui est maître du jeu. Nous ne pouvons rien faire. Nous sommes simplement une boîte aux lettres. On prend la demande de permis de construire, mais on la traite sous un avis conforme du préfet », souligne Jean-Louis Delpoux, adjoint à l'urbanisme du maire de Calvi. 
 
Tout sera rasé d’ici décembre. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA
Tout sera rasé d’ici décembre. / © Vivien Chareyre / FTVIASTELLA

Pour le préfet, les futures constructions démontables ne feront qu’améliorer l’attractivité des plages calvaises. « La situation n’est plus tenable. Il y a une obligation, prononcée par le juge, de démonter avec des astreintes en cas de non-respect. On voit bien qu’il faut chercher une solution. La façon d’en sortir par le haut, ce sont des concessions de plage », affirme François Ravier, préfet de Haute-Corse. 

Des concessions que la mairie de Calvi pourrait accorder dès 2021 pour une durée maximale de 12 ans. Pour l’été prochain, les autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime devraient être prolongées à Calvi, mais elles concernent uniquement les transats. 

 

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