Corse : cet été, grâce à la canicule, les cinémas se sont bien portés

Au niveau national, la fréquentation des salles obscures enregistre une baisse inquiétante : -20 % en juillet par rapport à l’année dernière. En Corse les professionnels du secteur sont arrivés à tirer leur épingle du jeu en s'appuyant sur un allié inattendu : la canicule.
© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA
Dans le centre-ville de Bastia, pour lutter contre la chaleur, les touristes ont trouvé une solution. Se réfugier dans les salles obscures. « Aujourd’hui, j’étais un petit peu malade, il faisait chaud et on voulait voir le film », explique une spectatrice. 

Le film en question est un blockbuster américain : Mission Impossible épisode VI. 2 h 30 d’action pure, histoire de se rafraîchir les idées. Quelques cascades et la canicule est déjà oubliée. 

Reste aux professionnels du secteur à adapter leur programmation. « Toute la semaine, on essaye d’avoir des dessins animés à 14 heures. C’est l’heure de la plus grosse fréquentation. Ce qui diffère par rapport au reste de l’année, c’est que dans l’année, on a plus de monde le week-end, alors que là, on a plus de monde la semaine », indique Daniel Benedittini, gérant du cinéma le Régent à Bastia.

 
Corse : cet été, grâce à la canicule, les cinémas se sont bien portés


En Corse, l’industrie cinématographique est une manne importante. Elle représente 21 établissements, 32 écrans et plus de 600 000 entrées par an. 
 

Ciné concert 


Dans ces statistiques, se retrouve une spécialité estivale : le cinéma de plein air. À Saint-Florent, dans le plus vieil établissement de Corse, on vient autant pour l’ambiance que pour les films. « Ce soir, il y a un beau concert de guitares, donc c’est un petit plus », raconte un curieux. 

Un petit plus en forme de ciné concert. Cette idée est celle de Françoise, la gérante du plein air de Saint-Florent. Fermé pendant 10 ans, le cinéma a retrouvé une nouvelle vie grâce à elle et sa nouvelle formule. « C’est une nécessité économique. Pour faire vivre le lieu, il faut faire autre chose que du cinéma aujourd’hui, malheureusement. Nous avons des ciné-concerts, nous avons une soirée astronomique, nous avons une soirée danse », précise Françoise Chagnaud, responsable du cinéma plein air le Simplexe à Saint-Florent. 

Diversifier les événements et investir dans le passage au numérique, sont deux éléments nécessaires à la survie des cinémas de plein air. Le résultat est payant et le public est au rendez-vous. 


 
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