Université de Corse : 9 places supplémentaires accordées pour le concours d'entrée en deuxième année d'études de santé

Neuf places supplémentaires pour tenter d'accéder à la deuxième année des études de santé. C'est ce que vient d'obtenir l'université de Corse pour les étudiants, primant, en première année de parcours santé. Une "satisfaction" pour l'établissement. 

Neuf places supplémentaires au concours d'entrée en deuxième année d'études de santé ont été accordées à l'Université de Corse.
Neuf places supplémentaires au concours d'entrée en deuxième année d'études de santé ont été accordées à l'Université de Corse. © Damien Meyer / AFP

Une victoire pour l'Université de Corse. La ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal, vient d'accorder neuf places supplémentaires au concours d'entrée en deuxième année du parcours santé – maïeutique, médecine, odontologie, pharmacie – visé par les étudiants de Corte. 

"C'est un chiffre qui nous satisfait pleinement", commente Éric Leoni, vice-président de l'université de Corse, délégué à la formation. Ainsi, le nombre de places disponibles passe de 49 à 58. Car l'année universitaire 2020-2021 est particulière. Se croisent ainsi les doublant de la filière Paces (première année commune aux études de santé), dont la première année a été soumise au numerus clausus, et les primant des deux nouvelles filières issues de la réforme des études de santé : le Pass (parcours d'accès spécifique santé) et la Las (licence accès santé). 

"Initialement sur les 49 places dont nous disposions cette année, 37 étaient réservés aux doublants de la Paces. Ce qui laissait seulement 12 places pour les étudiants primant. À force de négociations avec nos partenaires l'ARS [agence régionale de santé ndlr.] et le ministère nous avons obtenu ces neuf places supplémentaires exclusivement dédiées aux primant. Nous avons réussi à faire bouger les lignes en ayant d'un côté les places pour les doublants et de l'autre celles pour les primant", détaille Éric Leoni. 

L'espoir d'un centre hospitalier régional universitaire

Actuellement, impossible de savoir si ces places seront maintenues l'année prochaine. "Elles sont négociées tous les ans avec l'ARS en fonction des besoins des territoires. Et puis avec la fin des Paces l'année prochaine, leur nombre sera sûrement revu à la baisse", reprend le vice-président de l'université de Corse délégué à la formation. 

Autre difficulté pour les étudiants en parcours santé à l'Université de Corse : seule la première année est accessible à Corte. Pour ceux ayant la chance de décrocher une deuxième année, il faut partir dans un des établissements partenaires situés à Paris, Marseille, Nice ou Montpellier. 

En Corse, l'espoir est donc de pouvoir décrocher une spécialité médecine. "Avec cela, nous pourrions proposer une licence, c'est-à-dire jusqu'à la troisième année. Mais pour cela, il faudrait que l'île soit dotée d'une CHU [centre hospitalier universitaire ndlr.] ou un CHRU [centre hospitalier régional universitaire ndlr.] ce qui ne se fera pas fait dans les toutes prochaines années", complète Éric Leoni. 

Mobilisation politique 

En janvier dernier, les étudiants cortenais s'étaient mobilisés afin d'obtenir plus de places d'accès à la deuxième année. Ils avaient été soutenus par de nombreux politiques, dont Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président du groupe Andà per Dumane à l'Assemblée de Corse. 

Dans un tweet, joignant un courrier de la ministre Frédérique Vidal, ce dernier s'est félicité d'une telle disposition. Il écrit : "la ministre et le gouvernement ont entendu la mobilisation juste des étudiants."

En tout, environ 250 étudiants sont inscrits en parcours santé à l'université de Corse. 

 

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