Vallée de la Restonica : un plan pour organiser la saison touristique 2024 après les dégâts des tempêtes Ciaran et Domingos

La question de l’organisation de la saison touristique 2024 dans la Restonica est toujours en suspens. Les réunions se succèdent à Corte, ce mardi 19 décembre, un nouveau point d'étape s'est déroulé en mairie avec les socioprofessionnels et les différents services en charge de la gestion du site.

À Corte, ce mardi 19 décembre, une réunion s’est tenue à huis clos entre les services de l’État, la collectivité de Corse, l’université et la mairie. Son programme : la présentation d’un plan préparé par les services municipaux afin d'organiser au mieux la saison touristique 2024 dans la vallée de la Restonica.

Ainsi, 25 kilomètres de sentiers afin de mailler la zone ont été proposés. Et les tracés ont été validés par tous les acteurs présents. Reste à les rendre accessibles au public. « Nous travaillons aujourd’hui sur des stabilisations de la plateforme piétonne sur ces sentiers, de leur sécurisation et de leur balisage. On va avoir plusieurs zones dédiées à plusieurs types de publics en mêlant différents types de pratiques touristiques, en privilégiant l’écomobilité ou la mobilité douce », explique Marie-Luce Castelli, cheffe du service valorisation des territoires de l’office de l'environnement de la Corse.

Mise en place de navettes

Deuxième question au programme : comment rejoindre les sentiers pédestres ? La route, emportée par la tempête Ciaran, est coupée à la hauteur du pont de Tragone et ne permet plus de circuler. De plus, il est impossible d’organiser du stationnement dans la zone.

Autre contrainte, l’étroitesse de la chaussée. « Il a été retenu, un système de navettes de 22 places qui permet aux différentes navettes de se croiser y compris dans les zones les plus contraintes. Pour ce qui est de la saison sur laquelle sont mises en place ces navettes, à priori, ce sera entre mai et septembre », indique Jean-Baptiste Pieri directeur des investissements routiers à la collectivité de Corse.

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M.Graziani ; G.Leonetti ; J.Castelli ©France Télévisions

L’État s’est engagé à apporter son soutien financier à la mairie et à la collectivité de Corse et a d’ores et déjà engagé ses différents services d’ingénierie. Ces derniers fourniront des études dans les semaines à venir. « Aujourd’hui, le site a beaucoup bougé, on a encore des rochers qui peuvent tomber donc le travail du BRGM [bureau de recherches géologiques et minières ndlr.] C’est d’être sûr, de nous donner des conseils, et de faire en sorte que la vallée soit ouverte demain dans des conditions parfaites. On a à réfléchir également sur la partie du lit de la rivière et là, on a la DDT [direction départementale des territoires ndlr.] qui travaille avec l’office de la biodiversité pour nous dire comment la rivière a évolué comment elle a bougé et ce qu’il convient de faire », précise Michel Prosic, préfet de Haute-Corse.

S’adapter en fonction des observations sur le terrain

Restent des inconnues, et de taille. Parmi elles : comment fournir un service adapté sans savoir le nombre de visiteurs qui se rendront dans la vallée cet été ? Sur cette question, il a été décidé d’adapter les services au fur et à mesure, en fonction des observations sur le terrain.

« L’objectif, c’est de mettre en perspective cette saison, d’offrir les produits touristiques avec la mobilité qui l’accompagne avec la création d’un observatoire dont j’ai proposé qu’il soit confié à l’université pour faire un bilan économique de la saison. C’est extrêmement important d’avoir des retours les plus précis possibles pour adapter des prochaines saisons », soutient Xavier Poli, maire de Corte.

L’offre globale devrait être présentée dès fin janvier, pour une mise en place en avril, des mesures à court terme, donc, mais qui préfigureront sûrement ce que sera la vallée de demain.