Giuncaggio : le projet de site de stockage des déchets relancé, les opposants veulent faire appel

Le tribunal administratif de Bastia a donné raison ce jeudi à la société Oriente Environnement face au préfet de Haute-Corse, qui avait refusé d'autoriser l'exploitation du site de stockage des déchets.
 

Par P.S.

Un site de stockage de déchets non-dangereux va-t-il voir le jour à Giuncaggio, dans la basse vallée du Tavignano en Haute-Corse ? La société Oriente Environnement qui avait déposé le 28 septembre 2015 une demande d'exploiter vient en tout cas d'avancer dans ce sens.

Ce jeudi 3 octobre, le tribunal administratif de Bastia a annulé le refus du préfet de Haute-Corse d'autoriser cette exploitation.
 
Giuncaggio : le projet de site de stockage des déchets relancé
Equipe - LECCIA Anne-Marie ; Rajanoarison Francia ; Antomarchi Jacques.
 

Le refus annulé

Par un arrêté du 15 novembre 2016, le préfet de la Haute-Corse a refusé de délivrer à Oriente Environnement l’autorisation d'installer à Giuncaggio un site de stockage de déchets non-dangereux et une installation de stockage de mono-déchets de terres amiantifères. Selon la demande d'autorisation d'exploiter, les deux installations devaient respectivement accueillir 70 000 tonnes de déchets sur une période de 30 ans et de 102 000 tonnes sur une période de 12 ans.

Mais selon le préfet de la Haute-Corse, le porteur du projet n’avait pas apporté à l’appui de son dossier des éléments permettant de lever les doutes soulevés en matière d’hydrogéologie et de qualité géotechnique du site.
Le tribunal administratif a estimé que l'arrêté préfectoral de refus ne permettait pas clairement d’identifier les risques que l’exploitation ferait peser sur les intérêts que la loi entendait protéger. Pour le tribunal, les réserves émises  par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) ne remettaient pas en cause le principe de la faisabilité de l'exploitation.
Giuncaggio : les opposants veulent faire appel
Intervenants -Louis Pinna, porte-parole collectif "Tavignanu vivu" // Jean-Félix Acquaviva député de la 2nd circonscription de la Haute-Corse, secrétaire général Femu a Corsica Equipe - Emilie Araudeau // Daniel Bansard

Le tribunal a donc autorisé la société Oriente Environnement à ouvrir et à exploiter l’installation de stockage de déchets. Un délai de trois mois a été donné au préfet de la Haute-Corse pour déterminer les prescriptions techniques applicables à cette autorisation. Il il peut aussi faire appel de la décision du tribunal. Selon nos informations, son choix n'est pas arrêté.
 

Un rassemblement prévu par les opposants

Les opposants au projet appellent à un rassemblement samedi matin à Aleria.

Dans un communiqué, le conseil exécutif de Corse rappelle que "le projet de Ghjuncaghju n’a jamais figuré et n’a pas vocation à figurer parmi les sites envisagés par la Collectivité de Corse, dans le cadre du  plan de gestion des déchets  proposé par le Conseil exécutif de Corse et voté par l’Assemblée de Corse le 27 mai 2016".
Sur Twitter le député de Haute-Corse Jean-Félix Acquaviva a réagi à cette décision en appelant à la mobilisation collective :

 

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