Pierre Simeon de Buochberg condamné à 3 mois de détention à domicile pour harcèlement moral

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La cour d'appel de Bastia a rendu sa décision. L'ancien maire de Prunelli di Fium'orbu est condamné pour avoir harcelé moralement sa directrice générale des services entre septembre 2016 et juillet 2017.

la cour d'appel de Bastia a suivi le parquet qui, le 3 novembre dernier, demandait de réitérer la peine prononcée en première instance, qui était de trois mois d'emprisonnement. 

Ce mercredi 19 janvier, Pierre Simeon de Buochberg a certes été condamné à trois mois de détention, à domicile, muni d'un bracelet électronique. La différence peut sembler de taille, de prime abord. Mais les peines inférieures ou égales à six mois étant aménagées en détention à domicile, hormis cas exceptionnels, la cour d'appel n'a fait que prendre de l'avance sur une décision future du juge d'application des peines. 

25.000 euros de dommages et intérêts

Pierre Simeon de Buochberg n'était pas présent dans la salle du tribunal de Bastia. Pas plus que son avocat, maître Trémolet de Villiers. Même chose sur le banc de la partie civile. Ni Isabelle Peignon, la victime, ni Pascal Garbarini, son conseil, n'ont fait le déplacement. 

Celui qui était maire de Prunelli di Fium'Orbu au moment des faits a également été condamné à verser 25.000 euros de dommages et intérêts à Isabelle Peignon pour préjudice moral, dépenses médicales et frais de déménagement, puisque cette dernière s'était installée en Corse pour occuper le poste de directrice générale des services à la mairie de Prunelli. 

"Déchéance"

En novembre dernier, Isabelle Peignon, à la barre avait qualifié ses dix mois au service de Pierre Simeon de Buochberg d'"enfer". La raison, selon elle, une opposition ferme à un projet immobilier qui ne lui semble pas être dans les clous. 

"A partir du moment où je lui ai dit "ça, on ne peut pas le faire, Monsieur le Maire. Ca ne se fait pas", ça a été le glas de ma déchéance.". L'ancienne DGS raconte un quotidien fait de brimades, de propos humiliants, et de manipulations. 

Lors de l'audience, les tentatives de Jacques Trémolet de Villiers, de démontrer, preuves en main, que la victime était coutumière du fait, et que ses précédentes affections s'étaient à plusieurs reprises soldées par des conflits du même genre, resteront lettre morte. 

L'avocat de Pierre Simeon de Buochberg n'a pas réussi à convaincre la cour d'appel.