Football : le président de la FFF Noël le Graët, candidat à sa propre succession, est en visite dans l'île

Noël Le Graët, président de la FFF et candidat à sa propre succession, est en visite en Corse ce mardi 23 février. Première étape de son voyage : une cérémonie d'hommage à Furiani, alors que le collectif des victimes de la catastrophe du 5 mai l'a récemment interpellé dans une lettre ouverte.

En février 2021, au cours de la campagne pour sa réélection, Noël Le Graët déposait une gerbe au pied de la stèle en hommage aux morts de la catastrophe du 5 mai 92.
En février 2021, au cours de la campagne pour sa réélection, Noël Le Graët déposait une gerbe au pied de la stèle en hommage aux morts de la catastrophe du 5 mai 92. © FTViastella

C'était une visite attendue par nombre de représentants du football insulaire : le président de la Fédération Française de Football Noël Le Graët, actuellement candidat à sa propre succession, s'est rendu en Corse ce mardi 23 février.

La première étape de son voyage s'est déroulée vers 16 heures au stade de Furiani, au cours de laquelle il a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle à la mémoire des victimes de la catastrophe du 5 mai 1992, qui fit 18 morts et plus de 2 300 blessés.

Accompagné du président de la Ligue Corse de Football Jean-René Moracchini et de son colistier Marc Keller, Noël Le Graët a observé une minute de silence devant le monument. 

Les victimes de Furiani interpellent la FFF

Cette cérémonie survient dans un contexte particulier, alors que le collectif des victimes de la catastrophe a interpellé au début du mois de février les trois candidats à la présidence de la FFF dans une lettre ouverte.

Ce-dernier réclame ainsi de leur part un positionnement clair sur le gel des matchs le 5 mai, toutes compétitions confondues, ainsi que sur l'organisation par la FFF d'actions d'éducation autour de la catastrophe, en concertation avec le collectif.

Jusqu'à présent, malgré la création d'un comité de suivi des commémorations de la catastrophe de Furiani en 2012, Noël Le Graët ne s'est pas encore positionné sur une "sacralisation" de la date du 5 mai. En poste depuis 2011, le Breton brigue un quatrième mandat à la tête de l'institution.

Interrogé sur ce sujet après la cérémonie de ce mardi, le président a coupé court à la question, en assurant qu'il n'avait pas changé sa position. Une réponse qui ne devrait sans doute pas satisfaire le collectif des victimes, en attendant la conférence de presse cet après-midi.

En cas d'absence d'engagements concrets de la part des candidats en lice, il est possible que la question soit finalement résolue par la voie législative : un projet de loi sur le 5 mai, à l'initiative du député nationaliste Michel Castellani, a ainsi été déposé le 30 décembre 2019. Il doit désormais être examiné par le Sénat.

L'élection du président doit elle avoir lieu le 13 mars prochain. Noël Le Graët fait figure de favori face à ses concurrents, Frédéric Thiriez et Michel Moulin.

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