Le procès en appel sur le dossier des gîtes ruraux démarre ce lundi

L'ancien député DVG de Corse Paul Giacobbi, lors du procès dit des "gîtes ruraux" en janvier 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
L'ancien député DVG de Corse Paul Giacobbi, lors du procès dit des "gîtes ruraux" en janvier 2016. / © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Ce lundi, le palais de justice de Bastia va juger en appel le dossier des gîtes ruraux. Sept personnes ont fait appel de leur condamnation en première instance dont Paul Giacobbi, ancien président du conseil général de la Haute-Corse. Résumé des derniers épisodes.

Par Anouk Passelac avec AFP

Le palais de justice de Bastia accueille lundi 12 février le procès en appel des gîtes ruraux. Une affaire de détournements de fonds publics via des subventions du conseil départemental de la Haute-Corse destinées à la restauration de gîtes ruraux.

Parmi les prévenus, Paul Giacobbi, président du conseil général de la Haute-Corse au moment des faits. Il avait écopé d'une peine de trois ans de prison ferme, cinq ans d'inéligibilité et 100.000 euros d'amende en première instance, en janvier 2017. Cette affaire avait signé la fin de sa carrière politique.

Ayant fait appel, il est rejugé ce lundi pour détournements de fonds publics, en compagnie de deux élus - Pierre-Marie Mancini et Jacques Costa - ainsi que deux fonctionnaires et deux bénéficiaires. Les autres protagonistes de ce dossier avaient accepté leur condamnation.

Le procès en appel sur le dossier des gîtes ruraux démarre ce lundi
Intervenants: Paul Giacobbi, ancien président du conseil général de la haute-corse / Jean Louis Seatelli, ancien avocat de Paul Giacobbi / Jean-Sebastien de Casalta, avocat de Thierry Gamba-Martini / Jacques Costa, ancien membre de la commission du monde rural CG 2B / Deplhine Leccia, fille de Jean Leccia. Reportage: Anne-Marie Leccia, Ienco Joseph, Corinne Merciadri.

"Assassinat politique"


M. Giacobbi, 60 ans, a toujours nié les faits et avait dénoncé après sa condamnation, par la voix de son avocat, un "assassinat politique". En juin 2017, il ne s'était pas représenté aux élections législatives, après avoir été l'un des premiers à soutenir Emmanuel Macron dans l'île.

Aucun enrichissement personnel n'est reproché à M. Giacobbi, qui est accusé d'avoir entretenu un système clientéliste aux frais de la collectivité. "M. Giacobbi a été le grand ordonnateur d'un système dont il a été le premier bénéficiaire à des fins politiques", avait déclaré le procureur de la République, Nicolas Bessone à l'audience.

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