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Laetitia Simeoni, la passion intacte... Dix ans déjà que nous avions rendu visite à Laetitia sur son exploitation agricole située sur la commune de Calenzana. Elle revient sur ses dix années d'expérience.

Être mère et éleveuse

Quand Laetitia a repris l'exploitation familiale, elle comptait 200 bêtes, vaches et brebis. Aujourd'hui, elle élève 60 vaches. Les raisons : il était indispensable de concilier l'activité avec la famille d'une part, difficile de conjuguer la vie de mère et le travail avec les brebis, et d'autre part les changements climatiques et le manque d'eau font que les bêtes ne trouvent pas à manger. Il faut donc importer la luzerne du continent et le surcoût est trop important : "Tant qu'il n'y a rien à manger par terre, on les nourrit tous les jours".


Les difficultés sont omniprésentes, le foncier, le prix du veau fixé par le marché.

Il n'y a pas de reconnaissance de la qualité de la viande, le veau élevé derrière la mère sera payé le même prix que le veau qui aura fait six mois d'engraissement.
 

 

Le pari d’y croire

Il faut s'adapter sans cesse, faire le choix de la race qui se comporte mieux face à la sécheresse avec un fort taux de fécondité. Travailler la terre, labourer, privilégier les circuits courts et conditionner le veau en caissette à la sortie de l'abattoir pour faire de la vente directe.


La passion est toujours là, intacte : "L'élevage c'est ce qu'il y a de plus motivant, réussir à faire une bonne qualité de veau", confie cette passionnée.

L'exemplarité comme moteur professionnel, c'est l'ambition de Laetitia. Des perspectives ? "Moi j'y crois, je crois en l'avenir. Je n'ai aucun mérite, je ne sais pas faire autrement".

► Dans l'émission Volt'e gira en 2008, Laetitia expliquait son choix de reprendre l’exploitation familiale. Regardez son intervention :