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Fin de la grève des marins CGT

Les marins CGT de la SNCM et de la Méridionale en grève depuis 8 jours, ont décidé mercredi de suspendre leur mouvement.
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Début de pénurie au 8ème jour de grève à la SNCM

Les chefs d'entreprises dénoncent ce blocage qui pèse sur l'économie insulaire. Certaines grandes surfaces connaissent des problèmes d'approvisionnement. Le préfet de Corse a ordonné une réquisition pour qu'un navire transporte les carburants nécessaires à la tenue du Tour de Corse automobile (IRC).

Au terme d'une AG réunie mercredi matin, "on a voté à l'unanimité la suspension du mouvement", a déclaré Yann Plantel, délégué des marins CGT à la SNCM, indiquant qu'une délégation devrait être reçue à Paris le 15 mai par un spécialiste des questions de transport au sein de l'équipe de campagne du président de la République, François Hollande.

La CGT des marins de Marseille réclame l'application des lois sociales françaises à bord de son principal concurrent, les navires de la compagnie privée Corsica Ferries, battant pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux. Accusant la Corsica de "concurrence déloyale", le syndicat demande que ses navires soient inscrits au premier registre maritime, qui prévoit l'application des lois françaises.

"On veut des engagements de la part du PS, on ne va pas les lâcher", a promis mercredi Yann Pantel. "On a mené un débat sur le pavillon français comme jamais cela n'avait été fait", s'est-il félicité. "On n'a pas de doutes sur l'engagement du Front de gauche, mais on veut des engagements".

Une délégation syndicale s'était entretenue le 4 mai avec le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, après le dépôt le 22 mars au Sénat d'une proposition de loi communiste prévoyant l'imposition du pavillon premier registre à toutes les compagnies.

Selon la direction de la SNCM, en pleine avant-saison touristique, la grève a pénalisé quelque 20.000 passagers et provoqué des pertes d'environ 2 millions d'euros pour la compagnie. En Corse, population et acteurs économiques commençaient aussi à exprimer leur exaspération, et mardi soir, le préfet avait pris un arrêté de réquisition pour permettre le convoiement d'urgence de deux remorques de produits médicaux.

L'ensemble du trafic, fret et passagers, devait normalement reprendre dès mercredi

après-midi avec cinq départs de Marseille, un de Toulon et deux de Bastia.

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