LaREM : les macronistes insulaires dans l’impasse ?

Aller à la rencontre de tous les Corses et tenter de remobiliser dans une île où le parti présidentiel marche au ralenti. Près d'un quart des adhérents l'ont quitté ces derniers mois, tandis que des dissensions se manifestent à sa tête.

Des drapeaux européens sont minutieusement déposés sur la table. Le parti gouvernemental doit lancer sa « Grande marche pour l’Europe », mais dans la tête de quelques membres de la République en Marche (LREM) samedi matin, trotte le dernier communiqué du groupe Jean-Charles Orsucci à l'Assemblée de Corse.

À propos de la réforme constitutionnelle annoncée par le Premier ministre, on peut lire : « Si ce procédé devait conduire à assimiler la Corse aux Hauts-de-France ou à l'Occitanie, ne permettant pas une adaptation efficiente des lois votées par le Parlement, nous exprimerions notre désaccord. »



Une critique au conditionnel qui ne plaît pas du tout au référent local. « C’est un communiqué de presse d’Andà per dumane, ce n’est pas un communiqué de presse qui a été signé par La République en marche. Effectivement, il y a plusieurs thèmes sur lesquels Andà per dumane n’est pas tout à fait sur la ligne de la LREM. Ce n’est pas un désaccord grave, c’est un désaccord sur des idées qui s’il continue, on peut se poser la question de savoir si Andà per dumane représente encore le mouvement en Corse », estime André de Caffarelli, référent local LREM.

Pas de crise pour les élus


Une attaque en règle qui remet en lumière des dissensions entre les groupes locaux du mouvement d'Emmanuel Macron et les édiles de la Collectivité. Un épisode identique s'était déroulé en février dernier. La direction nationale avait maintenu André de Caffarelli dans sa mission.

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LREM : les macronistes insulaires dans l’impasse ?


Les élus ne veulent pas parler de crise. « On a toujours eu la même position. On a toujours exprimé nos mêmes valeurs pendant la campagne et depuis notre élection à l’Assemblée de Corse. Je n’ai pas l’impression qu’on en session ou quoi que ce soit.

On est simplement dans l’attente et on fait confiance au président de la République pour qu’il exprime, concrètement dans la révision constitutionnelle et dans la loi organique ce qu’il est venu nous dire à l’Alb’Oru, à savoir que la Corse n’est effectivement pas la Picardie ou les Hauts-de-France
», souligne Catherine Riera, élue du groupe Andà Per Dumane à l’Assemblée de Corse.

Un climat qui s'ajoute aux autres difficultés des macronistes. Le mouvement revendiquait 1 300 membres à l'automne dernier. Moins de 900 actuellement.


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