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Nuits bleues en 2012 : Pierre Paoli et Marc Ganu libérés et assignés à résidence

Maison d'arrêt de Nanterre (Illustration). / © MAXPPP
Maison d'arrêt de Nanterre (Illustration). / © MAXPPP

Pierre Paoli et Marc Ganu, deux militants nationalistes suspectés d'avoir commis des attentats en 2012 contre des résidences secondaires, ont été libérés et assignés à résidence.

Par France 3 Corse ViaStella

Pierre Paoli, membre de l'exécutif de Corsica Libera, a été libéré vendredi soir, placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Nice.

Il avait été mis en examen en février 2015 pour "direction d'un groupement terroriste, financement du terrorisme, extorsion en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste". Il a ensuite été placé en détention à la prison de Nanterre.

Une manifestation en soutien aux "prisonniers politiques"


Marc Ganu a également été remis en liberté vendredi soir alors qu'il était en détention provisoire depuis trois ans à Meaux, en Seine-et-Marne. Il sera assigné à résidence à Propriano.

Jean-Guy Talamoni, président de l'assemblée de Corse, l'a annoncé alors que les conseillers territoriaux étaient réunis. Des mesures qui ont été applaudies par les élus nationalistes.

Une manifestation pour demander l'amnistie des "prisonniers politiques" avait rassemblé environ 5000 personnes à Ajaccio, samedi 24 septembre. 

Pierre Paoli et Marc Ganu ont été libérés et assignés à résidence
Images d'archives. Le récit de Florence Antomarchi


Communiqué de Corsica Libera

La libération de Petru Paoli, membre de l'exécutif de notre mouvement, est enfin intervenue après les nombreux errements des institutions judiciaires françaises.

Nous nous en réjouissons, comme nous le faisons concernant les autres libérations récentes de militants de la cause nationale.

La mobilisation du peuple, de plus en plus conséquente, comme l'atteste le succès de la manifestation du 24 septembre dernier en faveur de l'amnistie des patriotes, y est sans doute pour beaucoup.

L'inlassable travail politique de la majorité territoriale tout autant. Cette mobilisation ne doit pas faiblir, pour que la voie qui mène à une paix durable et au respect de la démocratie soit définitivement empruntée à deux.

À cet égard, Corsica Libera réitère son soutien aux trois jeunes corses aujourd'hui jugés devant la cour d'assise spéciale de Paris, et à tous ceux qui, comme eux, n'aspirent qu'à vivre dignement dans une Corse apaisée et, demain, souveraine.

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