Procès en appel des frères Guazzelli : « Mon frère, ce n’est pas un monstre »

Ce mercredi 29 mars, au troisième jour du procès en appel des frères Guazzelli à Aix-en-Provence pour un trafic de stupéfiants entre la Corse, Marseille et l'Espagne, les deux principaux prévenus ont parlé. Ils ont notamment évoqué leur détention.

Au troisième jour du procès en appel à Aix-en-Provence des frères Guazzelli pour un trafic de stupéfiants entre l’Espagne, la Corse et Marseille, Christophe et Richard Guazzeli se sont exprimés sur les questions posées par le président sur leur parcours de vie et leur situation carcérale.

« Pourquoi avez-vous abandonné le football ? », demande le président à Christophe Guazzelli qui vient de dire qu’il avait un contrat professionnel au FC Nantes. Christophe Guazzelli se lève pour répondre, mais ne semble pas trouver les mots. Son grand frère Richard prend la parole et s’exprime pour lui : « Monsieur le président… On a eu quelques soucis familiaux… [l’assassinat de son père Francis Guazzelli, baron de la Brise de mer, assassiné en novembre 2009 ndlr.]… Quand on a plus la tête, on a plus les jambes. »

« Je ne vois personne, je n'ai aucun lien social »

Le président évoque alors la situation carcérale et Christophe Guazzelli explique se trouver à l’isolement depuis quatre ans : « Je ne vois personne… La salle de promenade est comme ce box, sans lumière, je n’ai aucun lien social. »

Il précise que le juge d’instruction avait levé sa mesure d’isolement, mais être resté à l’isolement après décision administrative de la pénitentiaire. Son frère Richard prend de nouveau la parole au nom du cadet : « Mon frère est le seul du groupe à ne pas être en détention normale, il a 30 ans, c’est un jeune qui ne pose aucun problème à la prison. Ce n’est pas un monstre ».

Le procès se poursuit. Les réquisitions sont attendues dans la journée.