Qui sont les gilets jaunes corses ? 


Ce samedi, comme dans le reste de la France, les gilets jaunes ont manifesté dans différentes villes de Corses. Quel est leur profil ? Rencontres avec des protestataires. 
Une délégation de gilets jaunes est reçue par le directeur de cabinet de la préfète de Corse.
Une délégation de gilets jaunes est reçue par le directeur de cabinet de la préfète de Corse. © Jean-André MArchiani / FTVIASTELLA
Devant les grilles de la préfecture à Ajaccio, les manifestants n’ont qu’un slogan à la bouche : « Macron démission ! ». Dans le cortège des gilets jaunes ce samedi, pas de syndicalistes, ni de politiques, mais des citoyens exaspérés
 

Charles et Chantal, retraités


Dans la foule, Charles et Chantal. Ils sont retraités et touchent 3 000 euros par mois de retraite. Le couple a du mal à joindre les deux bouts. 

« Le carburant a été le déclencheur. Mais c’est vraiment un ras-le-bol général. Macron ne pense qu’aux ultras riches. C’est les financiers et il n’y a plus de classe moyenne. […] Je trouve lamentable qu’à 66 ans, on soit obligé de descendre dans la rue pour défendre notre pouvoir d’achat. C’est inadmissible », explique Chantal. 
 

Xavier et Camille, jeunes travailleurs


Si très peu de jeunes ont fait le déplacement, dans le cortège se trouve Xavier et Camille. Ils ont fait une heure de route pour participer à la manifestation. 

« On est plus que concerné. C’est notre génération qui va prendre. Les salaires sont figés, les retraites sont minables, les gens sont obligés de travailler en étant à la retraite, je le vois bien dans le médical. On étouffe. On ne peut plus profiter de la vie parce que tout est cher et les salaires ne suffisent plus du tout pour vivre », estime Camille. 

 
Qui sont les gilets jaunes corses ? 

 

« On est vraiment les petits »


À Bastia, même son de cloche. Tous approuvent les revendications citoyennes portées par le mouvement. 

« On est vraiment les petits, les moyens. On travaille, on paye les taxes, les impôts, les loyers, EDF, eau. On est serré, étranglé par l’État et il ne se rend même pas compte de la misère humaine dans laquelle nous sommes aujourd’hui », soutient une femme. 



 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
manifestation économie social