Le Rinnovu devient Core in Fronte

Ce dimanche à Corte, le mouvement du Rinnovu a laissé place à celui de Core in Fronte. Un changement de nom qui n’induit pourtant pas un tournant dans la ligne politique affichée.

Par France 3 Corse ViaStella

Evoluer, sans pour autant dévier d'un pouce.  Le Rinnovu laisse la place à Core In Fronte. Mais pas question de changer de ligne politique.

Le but est de valider la présence de ceux qui ont rejoint les rangs pour les territoriales, l'année dernière. « Le Rinnovu s’est mis en sommeil.
Beaucoup de militants qui ont fait la campagne Core in Fronte n’étaient pas issus des rangs du Rinnovu. Donc naturellement nous sommes allés vers un mouvement appelé Core in fronte
», explique Jean-Baptiste Arena, Core In Fronte. 

Créé en 1998, le Rinnovu se met donc en sommeil. Pour rester sur la lancée de décembre dernier et capitaliser sur un score prometteur : 7996 voix récoltées, soit le double de 2015.




De quoi avoir les moyens de jouer les trouble-fêtes dans le camp nationaliste. « Nous avons 40 ans de lutte commune, nous avons aujourd’hui beaucoup d’amis qui siègent à l’Assemblée. Il n’empêche qu’on n’est pas là pour tout partager et il nous semble qu’il y a un certain nombre d’éléments qu’on oublie et essentiellement les Corses et la façon dont vivent les Corses aujourd’hui », continue Jean-Marc Lanfranchi, Core In Fronte. 

« Ne pas reproduire un Femu bis »


Ici, il faut comprendre que le mouvement nationaliste qui défend les corses, c'est Core In Fronte. Au programme de la réunion : anti-libéralisme et souveraineté. Un discours fidèle aux thématiques du Rinnovu.

Mais les militants se veulent vigilants. Le changement de nom, oui, l'ouverture à d'autres, oui. Mais pas à n'importe quel prix. « Il faut poser des bases solides sur ce que l’on va mettre en place. À savoir mettre en place un projet de société, une charte militante et ce genre de choses pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté et que les seuls espoirs ne résident plus seulement en l’obtention de sièges au sein de la CTC. Le but c’est de ne pas reproduire un Femu bis », estime Jean-Pierre Colombani, militant Core In Fronte. 

La réunion de ce dimanche après-midi, était avant tout organisée pour donner une existence officielle à Core In Fronte.
Et pour prendre date, l'assemblée générale du mouvement se tiendra en juin prochain.


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