Tourisme en Corse : les conséquences du coronavirus sur la fréquentation estivale

Si les vacanciers arrivent en Corse pour le mois d’août, les professionnels du tourisme restent sceptiques. La fréquentation de certains établissements est en nette baisse. Tous misent sur le mois de septembre. 

Si les vacanciers arrivent en Corse pour le mois d’août, les professionnels du tourisme restent sceptiques.
Si les vacanciers arrivent en Corse pour le mois d’août, les professionnels du tourisme restent sceptiques. © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Ce week-end marque le chassé-croisé des vacances d’été. Ainsi, les aoûtiens débarquent en nombre dans les ports et les aéroports de Corse

Mais malgré les apparences, pour les professionnels du tourisme, le compte n’y est pas. « Mes collègues sont dans une fourchette entre – 20 et -50 % que ce soit sur le mois de juillet ou sur le mois d’août. On n'a aucune visibilité sur ce qu’il va se passer et on fonctionne au jour le jour », détaille Alain Barry, vice-président de l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie.

 
Tourisme en Corse : les conséquences du coronavirus sur la fréquentation estivale
 

La clientèle locale sauve la saison ? 


Un manque à gagner moins marqué chez les restaurateurs, souvent sauvés par la clientèle locale et les amoureux de la Corse. Si Philippe Ciccada, restaurateur ajaccien, misait sur une baisse d’au moins 50 % de la fréquentation, il revoit aujourd’hui son estimation. « Je pense qu’on sera entre -15 et -20 %. C’est déjà satisfaisant. On ne pourra pas réussir l’été, parce que cela comprend aussi les mois d’avril, mai et juin, qu’on a raté, et le mois de septembre reste encore un point d’interrogation », note-t-il. 

Un point d’interrogation partagé par les commerçants. À Ajaccio, avec l’arrêt des croisières, les flux sont moins importants. Pour autant, encore une fois, la clientèle locale, semble permettre de maintenir la tête hors de l’eau. « Il y a un maintien correct des chiffres d’affaires, mais personne n’a rattrapé les deux mois de fermeture et tout le monde est inquiet pour l’arrière-saison », indique Marina Fondacci, présidente de la fédération des commerçants d'Ajaccio. 

Et c’est bien la désaisonnalisation, l’avant et l’arrière-saison, que vise l’agence de tourisme de la Corse. Actuellement, en Corse, 80 % de la croissance sont portés par cette période. 

 
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