Tourisme : la Corse toujours en pénurie de voitures de location malgré la livraison de 6.000 véhicules

C’est une des conséquences de la crise de la Covid-19 en Corse : le parc de voitures de location est insuffisant pour répondre à la demande des touristes. Et la livraison de 6.000 véhicules depuis la mi-juillet n’a pas arrangé la situation. 
Depuis le premier rush des départs en vacances, la Corse fait face à une pénurie de voitures de location.
Depuis le premier rush des départs en vacances, la Corse fait face à une pénurie de voitures de location. © France 3 Corse
À l’aéroport d’Ajaccio, les mêmes files d’attente se forment depuis des semaines devant les établissements de location de voiture. Fin juillet, la Corse fait toujours face à une pénurie de véhicules.
 
Pour éviter les surprises, il vaut mieux avoir une réservation de longue date. « Je m’y suis prise en janvier grâce à mon comité d’entreprise. J’ai eu des prix plutôt attractifs », indique une femme. Dans le cas contraire, la facture peut s'avérer salée. « Le tarif est très élevé. C’est trois fois le tarif normal, je pense. C’est 1.200 euros pour 10 jours, ça revient à 120 euros par jour. C’est un bon budget, c’est plus que l’hôtel », souffle une autre touriste. 

Et le prix n'est pas la seule problématique. Début juillet, 6.000 voitures destinées à la location ont été acheminées du continent vers la Corse. Un parc qui semble insuffisant. 
 


« On est complet jusqu’à mi-septembre minimum »


Car au mois d'août, il parait impossible de louer un véhicule. « En Corse, on est complet jusqu’à mi-septembre, au minimum, pour l’instant », répond un agent d’une des plateformes contactées. 
Une situation qui inquiète aussi le secteur de l'aérien. En haute saison, environ un passager sur 10 souhaite louer un véhicule à son arrivée. « Ces derniers jours, c’est plutôt le problème des locations de voitures qui a l’air de persister qui nous a pénalisé dans nos ventes, plutôt que la situation sanitaire », déplore Luc Bereni, président du directoire d’Air Corsica. 

Contactées la majeure partie des enseignes de location de voiture insulaires n'a pas donné suite à nos appels. En attendant, dans les semaines à venir, la demande pourrait s’accroître, et la crise pourrait alors s'accentuer.

 
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