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Ouverture des soldes d'hiver : le "retard" de la France sur la Belgique pénalise-t-il les commerçants ?

Les soldes ont début jeudi en Belgique, tandis qu'en France, elles attendront mercredi. Les commerçants nordistes craignent donc la fuite de la clientèle cette semaine. Mais le phénomène pourrait s'inverser ensuite.
Les soldes font battre vite les coeurs de commerçants belges et nordistes.
Les soldes font battre vite les coeurs de commerçants belges et nordistes. © AFP
Dans le centre commercial de Tournai, 100.000 visiteurs sont attendus pour cette première semaine de soldes, soit 30% de plus qu’en temps normal, et la clientèle française devrait doubler. En Belgique, les rabais sont effectifs depuis hier, jeudi.

En France, les soldes débuteront mercredi prochain, le 9 janvier. Une date fixée par le code du commerce, « à 8 heures du matin le deuxième mercredi du mois de janvier, sauf si celui-ci tombe après le 12, auquel cas les soldes débutent le premier mercredi de janvier ». La période durera jusqu’au mardi 12 février.

Pendant une semaine donc, les commerçant nordistes accusent une forme de retard, et la clientèle française leur échappe. Mais le phénomène n’est que temporaire et se trouve ensuite compensé par des phénomènes inverses :





Les soldes en France : bientôt du changement ?


Depuis 2009, le législateur autorise la Lorraine à avancer ses soldes d’une semaine, s’alignant ainsi sur les dates des soldes belges, pour ne pas en subir la concurrence. Les commerçants du Nord se battent pour obtenir la même dérogation.

A noter qu’un autre chantier est à l’étude : celui de la suppression des soldes flottants. Depuis 2009, les commerçants peuvent vendre à perte pendant 2 semaines, à répartir librement en dehors des périodes de soldes saisonnières (deux fois cinq semaines). Le gouvernement doit discuter cette année avec les professionnels de l’éventualité de revenir à l’ancien système : deux fois six semaines de soldes. Selon un sondage Ifop, 44% des français souhaitent le maintien des soldes flottants ; 29% leur suppression.


Les français vont-ils beaucoup dépenser ?


Les soldes ont démarré fort en Lorraine. Les commerçants régionaux considèrent que la fréquentation depuis mercredi est prometteuse.

Pourtant, selon une étude d’Ipsos, 45% des Français ont décidé d’acheter moins que l’an dernier pendant les soldes, à cause de la réduction de leur pouvoir d’achat ; ils n’étaient que 39% à afficher cette volonté en 2012.

Interrogé sur RTL, le ministre de la Consommation Benoît Hamon s’est exprimé sur la question. Le pouvoir d'achat "n'augmente pas aujourd'hui en raison du poids des dépenses incompressibles, sur lequel nous travaillons", a-t-il expliqué. Pour lui, l'objectif est de faire diminuer ces dépenses "de telle manière que l'on puisse augmenter ce que l'on appelle le revenu arbitral des ménages français, c'est-à-dire ce sur quoi ils peuvent choisir". "Or, aujourd'hui, ce sur quoi ils peuvent choisir en fin de mois ne cesse de diminuer", a-t-il souligné.
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