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Mazingarbe : des questions autour d'une bouteille d'eau minérale "trouble"

Un consommateur de Mazingarbe (Pas-de-Calais) dit avoir été malade après avoir consommé de l'eau minérale. Une eau apparemment "polluée" par une substance noire. Il veut comprendre pourquoi. Il a envoyé des échantillons aux Eaux de Saint-Amand. Ils sont en cours d'analyse. 
A gauche, la bouteille suspecte après l'avoir secoué. A droite, une bouteille sans problème.
A gauche, la bouteille suspecte après l'avoir secoué. A droite, une bouteille sans problème. © Sergio Rosenstrauch
Le 19 février dernier, Jacques Lecoeuf , habitant de Mazingarbe, a soif. Il ouvre une bouteille d'eau non entamée, tirée d'un pack de 6 acheté quelques jours plus tôt, et boit au goulot quelques gorgées. Le lendemain, il est victime de vomissements et diarrhées. Dans le même temps, son épouse remarque un dépôt suspect au fond de la bouteille dans laquelle son mari a bu. Un dépôt noir (de fines particules non identifiées). qui, lorsqu'on secoue la bouteille, rend l'eau grisâtre (cf photo) et forme une mousse en surface. 

Jacques L. se rend chez son médecin qui lui donne un traitement mais ne lui permet pas de connaître l'origine de son "malaise". Inquiet, il décide alors d'envoyer un échantillon de cette eau suspecte au fabriquant en recommandé. Pour en savoir plus. Pour tenter d'identifier le produit suspect. 

Résultats des analyses dans huit jours

L'entreprise ne lui répond pas immédiatement mais réagit finalement ce lundi, sollicité par France 3 Nord Pas-de-Calais. Le service qualité des Eaux de Saint-Amand se dit très serein et indique que la bouteille en question provient d'un lot produit le 9 janvier 2013. Ce jour-là, 405 000 bouteilles sont sortis de l'usine. Aucune n'a fait l'objet d'un retour ou d'un signalement particulier. 

D'autre part, l'entreprise précise que ce type d'incident arrive 5 ou 6 fois par an. La plupart du temps, il s'agit d'un produit (médicament ou autre) ajouté malencontreusement par le consommateur dans la bouteille. La bouteille de Jacques L. avait-elle été ouverte puis refermée avant qu'il ne boive ? (Lui assure que non). Son "malaise" vient-il d'autre chose que de l'eau et le dépôt est-il arrivé dans la bouteille après avoir bu ? La bouteille a-t-elle été contaminée dans l'usine au moment de la production ? Impossible pour l'instant de répondre à ces questions. 

L'échantillon prélevé par Jacques L. est en cours d'analyse à Saint-Yorre. Les résultats devraient arriver dans huit jours. 
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