L'ARS de Picardie expérimente un dispositif innovant en région, le suivi des patients par des infirmières libérales à la sortie de l'hôpital. Cette démarche est née du constat suivant : dans le cadre de la chirurgie ambulatoire, il est nécessaire de mettre en place un suivi particulier.
Après une intervention chirurgicale en ambulatoire (hospitalisation de moins de douze heures, sans hébergement de nuit), le retour à domicile peut être source d’inquiétude pour certains patients ou leur entourage. Il peut aussi nécessiter un suivi particulier, pour la prise en charge de la douleur ou pour assurer des soins post opératoires.
En collaboration avec 40 infirmières libérales du Compiégnois et du Noyonnais l’ARS de Picardie expérimente un dispositif, appelé ISIPAD (Intervention Soins Infirmiers Post Ambulatoire à Domicile), depuis le 4 février 2013.
Un dispositif qui permet de sécuriser le retour à domicile des patients les plus fragiles :
ISIPAD s’adresse aux personnes physiquement, psychologiquement ou socialement fragiles (personnes âgées, isolées, à « profil anxieux »…). Elle sécurise la sortie de l’hôpital par deux visites d’infirmière au domicile, à J+0 (le soir de l’intervention) et J+1. En cas de complication, l’infirmière pourra contacter, à tout moment, l’unité de chirurgie ambulatoire.
Il contribue au développement de la chirurgie ambulatoire :
38 actes de chirurgie peuvent désormais être réalisés en ambulatoire. Cette pratique est plébiscitée par les patients. En Picardie, 40 % des actes chirurgicaux sont réalisés de cette façon. ISIPAD favorise l’accès à la chirurgie ambulatoire pour des patients qui, en raison de leurs fragilités, ont habituellement peu recours à ce mode de prise en charge.
Expérimentation du dispositif dans le Compiègnois et le Noyonnais pendant un an
40 infirmières libérales participent au dispositif. Elles y ont été formées par le centre hospitalier intercommunal de Compiègne-Noyon, dont l’unité de chirurgie ambulatoire a été retenue par l’ARS comme cadre de l’expérimentation.
ISIPAD fera l’objet d’une évaluation dans un an. Celle-ci portera notamment sur le nombre de patients suivis, leur profil, leur satisfaction, l’impact en matière de dépenses d’Assurance maladie.
Source ARS Picardie