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Daniel Fasquelle s'exprime en anglais à l'Assemblée Nationale, pour dénoncer un projet de loi

Le député UMP du Pas-de-Calais, universitaire, combattait l'article 2 d'un projet de loi sur l'enseignement et la recherche, qui donne à toutes les universités la possibilité de dispenser des cours en langue étrangère, quelle que soit la discipline.
Daniel Fasquelle à l'Assemblée Nationale, le 5 décembre 2012.
Daniel Fasquelle à l'Assemblée Nationale, le 5 décembre 2012. © MaxPPP / Vincent Isore / IP3 press
La loi proposée par la ministre de l'enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, a été votée ce jeudi à l'Assemblée Nationale. Mais elle a du supporter la fronde de l'opposition.

En cause essentiellement : l'article 2, qui permettra à toute université française de donner des cours d'économie, de droit, de médecine,... en anglais (ou toute autre langue étrangère). Jusqu'ici, la règle était stricte : les universités françaises doivent enseigner en français.

Opposition au nom de la francophonie


La droite parlementaire craint une perte d'influence de la francophonie et Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais et universitaire de profession, la fait savoir plusieurs fois à l'Assemblée. Mais hier, l'une de ses interventions a été plus remarquée...

Voici la vidéo de son intervention :



Pendant une bonne partie de ses 10 minutes de discours (au lieu de 5 normalement), le député s'exprime en anglais. Il explique ensuite sa démarche, une démonstration : "Je n'irai pas plus loin dans la langue de Shakespeare car je ne veux pas plus longtemps vous faire vivre ce que vont vivre malheureusement très bientôt un certain nombre d'étudiants."

L'intégralité du discours et donc des arguments du député sont sur son blog.

"Nécessités pédagogiques"


Le député demandait le renoncement à cet article 2 de la loi. Il a été adopté ce jeudi, après que tous les amendements de l'opposition le mettant en cause aient été rejetés.

Cependant, un amendement socialiste, pose une condition à ces dérogations à l'apprentissage en français : elles devront être "justifiées par des nécessités pédagogiques". L'amendement avait reçu l'avis favorable du gouvernement.
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