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Vallourec confirme la suppression de 550 postes mais veut éviter des licenciements secs

Ce mardi, à Lesquin. / © Laurent Navez
Ce mardi, à Lesquin. / © Laurent Navez

Le fabricant de tubes Vallourec a confirmé mardi la suppression de 550 postes en France aux salariés à l'occasion d'un comité d'entreprise européen à Lesquin (Nord), se disant "assez confiant" en sa capacité d'éviter des licenciements secs.

Par AFP

A la demande de quelque 250 salariés venus manifester devant les portes de l'hôtel Mercure de Lille-Lesquin, où se tenait la réunion, un représentant
de la direction est venu annoncer la nouvelle de vive voix vers midi. "Nous ferons tout pour ne pas avoir de licenciements secs. Et nous avons les moyens
de le faire
", a lancé Philippe Carlier, directeur Europe de Vallourec, qui s'est ensuite dit "assez confiant" sur ce point en se basant sur la pyramide des âges.
Vallourec : les salariés manifestent à Lesquin
"Sec ou mouillé, c'est pareil", lui a répondu la foule, désabusée. Les réductions de postes s'inscrivent dans un plan social plus large en Europe de 1.500 suppressions. Dans le nord de la France, berceau de l'usine --Vallourec faisant référence aux communes de Valenciennes, Louvroil et Recquignies-- environ 170 postes seraient concernés sur le site d'Aulnoye-Aymeries et 50 pour la tuberie de Saint-Saulve. Le détail des suppressions devait être précisé mercredi lors d'un comité de groupe à Paris.

"Nous nous sommes donné deux ans pour faire ce projet; ça nous donne aussi le temps", a souligné M. Carlier lors d'un point presse. "L'inquiétude est sur l'histoire de la pyramide des âges, on sait très bien sur les sites qu'à force d'avoir fait des PSE et des départs non remplacés la pyramide n'est plus ce qu'elle était", estimait de son côté Bruno Kopczynski, élu CFDT (majoritaire) au CE.

Philippe Carlier a précisé qu'aucune tuberie ne serait fermée en Europe, et réitéré la volonté du groupe de trouver un partenaire pour l'aciérie de Saint-Saulve, qui compte 350 salariés. "Le marché des tubes est sur-capacitaire, nous n'avons plus de quoi alimenter l'aciérie de Saint-Saulve, par contre il existe d'autres marchés d'acier pour lequel le problème de surcapacité est moins important", a expliqué le dirigeant, évoquant l'automobile, le bâtiment et la mécanique, dans le domaine des barres d'acier et non des tubes.

"Nous on est dans le flou, si on n'a pas de repreneur à la fin de l'année on est au chômage. C'est pas le moment pour Vallourec de nous lâcher, la situation en France en ce moment est désastreuse", regrettait Nacim Bardi, représentant du syndicat CGT à l'aciérie de Saint-Saulve. Le syndicat s'est dit favorable à la grève. "On a toujours privilégié, et on continue, la discussion, mais le dialogue est très difficile (...) Aujourd'hui je pense que malheureusement on ne pourra pas échapper à un durcissement de la situation", observait de son côté M. Kopczynski. La direction a également annoncé la confirmation du centre de recherche et développement à Aulnoye-Aymeries et un centre de services partagé pour les fonctions finance,
comptabilité et achats "vraisemblablement dans la région nord", deux sites qui devraient créer quelques emplois.

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