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Histoires 14-18 : la pierre d'Haudroy

© Pathé Gaumont/Musée de la Clairière de l’Armistice/Collection privée Famille de Bourbon-Busset
© Pathé Gaumont/Musée de la Clairière de l’Armistice/Collection privée Famille de Bourbon-Busset

Par France 3

Ici triompha la ténacité du Poilu.
Ce monument, la pierre d’Haudroy, raconte la fierté d’une nation. Bâti sur la route qui relie La Capelle à Fourmies, il est dédié à un événement attendu pendant quatre ans. Le 7 novembre 1918,  à 20 heures 20, le capitaine Lhuillier, officier bourguignon, rencontre les plénipotentiaires allemands, venus négocier l’Armistice.

Transporter cette délégation côté français n’est pas mince affaire ar les combats se poursuivent. Une trêve est négociée et un lieu de passage choisi, ici dans l’Aisne. Des prisonniers sont envoyés désamorcer la mine qui bloque la route. Les trois hommes sont pulvérisés. Les troupes qui encombrent les voies et les trous creusés par les bombardements ralentissent les voitures des plénipotentiaires.
Enfin, ils apparaissent, drapeau blanc au vent, des draps raflés au passage dans une maison.
 
Histoires 14-18 : la pierre d'Haudroy
Source archives : - Pathé Gaumont - Musée de la Clairière de l’Armistice - Collection privée Famille de Bourbon-Busset  - France 3 - D. Patinec

Pour éviter toute méprise, le caporal Sellier sonne le cessez-le-feu. Lhuillier fait face à un officier parlant parfaitement français : le général von Wintefeldt a été attaché militaire à Paris, décoré de la Légion d’honneur en 1913.
Le chef de la délégation est un civil, Matthias Erzberger. Les Allemands sont confiés aux bons soins d’un descendant du roi Saint-Louis, le commandant de Bourbon-Busset. Spécialiste du renseignement, il amène les négociateurs dans un lieu tenu secret, en pleine forêt.

Bourbon Busset n’oubliera pas l’omelette aux truffes et le château Yquem qui lui sont servis dans le train de l’Armistice. Mais il faut repartir avec un officier allemand chargé de transmettre à son quartier général les conditions imposées par la France. Ils reviennent ici, au front, où les combats ont repris. Une grêle de balles les accueille. Certains des hommes qui ont assisté, heureux, au passage des émissaires, ont été tués depuis.




 

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