Bloqué à Ourscamp, un TER met plus de 6h pour faire St Quentin/Paris

Grosse galère ce vendredi matin pour près de 250 passagers du Saint-Quentin/Paris de 6h24 : bloqué à Ourscamp, entre Noyon et Compiègne, le TER mettra plus de 6h pour arriver à Paris au lieu d'environ 1h20.

Le TER Saint-Quentin/Paris de 6h24 est parti à l'heure ce vendredi matin. A son bord, quelques 300 passagers censés arriver à Paris vers 7h40. Environ 20 minutes après le départ, la galère commence. 
 

Le train est arrêté en pleine voie devant la gare désaffectée du petit village d'Ourscamp entre Noyon et Compiègne. Motif : le train qui précède celui-ci est en panne à quelques kilomètres à Ribécourt dans l'Oise. Il faut attendre qu'il soit remorqué pour faire repartir le trafic. La vingtaine de passagers à bord de ce TER en panne sont pris en charge par un autocar.
 
Ceux dans le train qui le suit attendent. Et attendront longtemps.
Les minutes puis les heures s'égrainent mais le TER ne bouge toujours pas d'un iota. "On a fini par descendre du train, raconte Baptiste Piekacz, un usager régulier. Et au bout d'un moment, on a abdiqué : on s'est dit que c'était fini pour aujourd'hui et qu'on n'allait pas pouvoir aller bosser."

La moitié des 300 passagers décide donc de ne pas attendre et de retourner à Saint-Quentin. Un train s'arrête alors sur le quai d'en face pour les récupérer. Près de 3 heures après le début de l'incident.
   Les autres usagers ont attendu que le TER réparte. Ce qu'il a fait vers 12h. Pour arriver vers 13h en gare du Nord à Paris. Soit plus de 5h sur l'horaire d'arrivée prévu.

Le TER Saint-Quentin/Paris de 6h24 ce vendredi 11 octobre aura finalement mis 6h30 pour parcourir les 170 km qui séparent les deux villes. Beaucoup de passagers se sont plaints de n'avoir reçu aucune fiche justificative de la part de la SNCF à remettre à leur employeur.

"On n'a même pas de garantie de compensation", explique Baptiste qui a pu communiquer par tweets interposés avec Franck Dhersyn, le vice-président de la Région Hauts-de-France en charge des transports.
 

Et de conclure : "le contrôleur a fait son boulot, Il nous a donné les informations qu'il avait. Le problème, c'est qu'apparemment, il n'en avait pas beaucoup."

 
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