Les salariés de William Saurin à Pouilly-sur-Serre et Château-Thierry sont en grève

Depuis ce mercredi 6 février, les salariés des trois sites de William Saurin deux dans l'Aisne et l'un en Seine-et-Marne sont en grève. Ils dénoncent les accords concernant leur statut collectif après le rachat par le groupe Cofigeo qui a racheté les plats cuisinés de William Saurin. 
Inquiétude du côté des 250 salariés de l'usine
Inquiétude du côté des 250 salariés de l'usine © France 3 Picardie
Le groupe agroalimentaire Cofigeo a racheté en juillet dernier, les plats cuisinés, William Saurin, la condition de ce rachat était le maintien de l'emploi sur les trois sites, celui de Poully-sur-Serre (220 CDI et 40 intérimaires), l'entrepôt de Château-Thierry (une trentaine de salariés) et l'usine de fabrication en Seine-et-Marne qui compte 250 employés. Mais aujourd'hui, les salariés de William Saurin sont en désaccord avec Cofigeo, selon Yannick Boilleau, le délégué syndical central CGT, leur nouveau patron aurait dénoncé tous les accords et notamment celui concernant leur statut collectif. 


Inquiets, les salariés se mobilisent


« Nous voulons conserver nos acquis » déclare le syndicaliste. « Notre ancienneté dans l'entreprise, les jours de carences maladie, les congés »« À titre d'exemple », explique Yannick Boilleau, « nous avons des tranches d'ancienneté, celle de 17 % est retirée pour un salarié qui gagne 2 000 euros, cela représente une perte de 20 euros par mois. Autre exemple, pour les 55 ans et plus, ces salariés ont une journée d'ancienneté en moins. Pour les jours de carence au bout de quatre arrêts maladie, ils ne seront plus pris en charge. C'est 330 euros de moins pour un salarié qui touche 2 000 euros. Notre prime d'ancienneté qui était de 300 euros au mois de décembre 2018, elle ne sera plus réévaluer. Cofigeo touche à notre équilibre social ».

Les salariés ont rencontré les dirigeants du groupe hier, ils étaient en négociation, mais cela n'a rien donné, selon le syndicaliste. « Et c'est comme ça depuis juillet », ajoute Yannick Boilleau. Aujourd'hui, les trois sites sont arrêtés. Pour l'heure, il n'y a pas de rencontre prévue avec Cofigeo.   
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